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Ukraine: les événements de la journée du 21 février

Des Ukrainiens se réunissent sur la place de l’Indépendance qui porte encore les traces des combats de la veille.

Des Ukrainiens se réunissent sur la place de l’Indépendance qui porte encore les traces des combats de la veille. - -

L'Ukraine va-t-elle enfin sortir de la crise dans laquelle le pays est enfoncé depuis novembre? À l'issue des négociations avec les ministres européens ce vendredi à Kiev, Viktor Ianoukovitch a annoncé l'organisation d'une présidentielle anticipée. L'Ukraine pourrait ainsi en finir avec les violences, qui ont fait des dizaines de morts, jeudi.

La tension qui oppose pro-russes et pro-européens est à son comble. Après un jeudi particulièrement sanglant et des initiatives diplomatiques restées dans l'impasse, tous les regards sont braqués sur Kiev, vendredi. Cette journée placée sous le signe de nouvelles négociations en Ukraine a débouché sur, notamment, l'organisation d'une présidentielle anticipée.
>> Ce direct est désormais fermé, merci de l'avoir suivi. Retrouvez ici une synthèse des événements de la journée.

20h50 - Ultimatum à Ianoukovitch

Selon un journaliste sur Twitter, une des figures de l'opposition a lancé ce vendredi soir un ultimatum au président Vitkor Ianukovitch depuis l'estrade érigée place Maïdan pour quitter le pouvoir avant demain 10 heures, menaçant de combattre avec des armes si le président ne respectait pas cette volonté. Beaucoup de manifestants comptent donc rester mobilisés sur les barricades jusqu'à ce que le président tombe.

Commander of a #EuroMaidan self-defense 'sotnya' from stage gives #Yanukovych ultimatum: resign by 10am, or we fight w/ weapons. *applause*
— Christopher Miller (@ChristopherJM) 21 Février 2014

20h38 - Recueillement sur Maïdan

Après les violences et l'accord, l'heure est au recueillement ce vendredi soir place de l'Indépendance, à Kiev, où de nombreux Ukrainiens sont rassemblés dans le calme pour rendre hommage aux dizaines de victimes des violences de ces derniers jours. Beaucoup ont amené fleurs et bougies, tandis que les cercueils abritant les corps sont transportés en procession sur la place, au son des prières.

Thousands of lights to commemorate killed protestors |PR News #Euromaidan #Ukraine #Kyiv pic.twitter.com/Jl6sGP5erl
— Euromaidan PR (@EuromaidanPR) 21 Février 2014

20h30 - Deux jours de deuil national

Le président Ianoukovitch a décrété deux jours de deuil national samedi et dimanche, en hommage aux victimes des affrontements.

19h52 - L'avocat de Timochenko confiant

L'avocat de l'opposante Ioulia Timochenko, condamnée en 2011 à sept ans de prison, se dit certain que le président signera la loi adoptée par le Parlement sur sa libération.

19h25 - Discussion Obama-Poutine

Les présidents américain et russe vont se parler au téléphone, après l'accord en Ukraine.

19h22 - "L'urgence était d'arrêter les tueries"

Invité de BFMTV ce vendredi soir, l'ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine a jugé que "l'urgence", en Ukraine, était "d'arrêter les tueries". Hubert Védrine a cependant estimé que la crise ukrainienne ne peut pas se résoudre sans la Russie.

19h12 - La journée de vendredi en images

Alors que l'accord entre l'opposition et le pouvoir a été voté, les manifestants restent présents par milliers sur la place de l'Indépendance, à Kiev, attendant d'avoir plus de précisions sur les mesures concrêtes du compromis. Retour en images sur la journée de vendredi.

18h30 - La Russie salue toute issue pacifique

La Russie n'a pas signé l'accord de sortie de crise conclu à Kiev sous médiation européenne, mais cela ne signifie pas qu'elle ne soutient pas un compromis, a déclaré vendredi le ministère russe des Affaires étrangères.

18h15 - Washington salue l'accord

La Maison Blanche a salué vendredi la signature d'un accord de sortie de crise entre pouvoir et opposition en Ukraine, et souhaité qu'il soit appliqué immédiatement.

17h50 - Le parlement vote la libération de Ioulia Timochenko

Le Parlement ukrainien a voté pour la libération de l'ancienne Première ministre et opposante Ioulia Timochenko. La rivale du président Ianoukovitch avait été condamnée pour "abus de pouvoir" et purge actuellement une peine de sept ans de prison.

17h10 - Des manifestants insatisfaits

Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch a annoncé, une élection présidentielle anticipée, une réforme constitutionnelle et la formation d'un gouvernement d'unité nationale. Une partie de l’opposition a décidé de signer l’accord, mais "trop de sang a coulé" selon les manifestants qui restent insatisfaits.

16h11 - Le Parlement vote le retour à la Constitution de 2004

Le parlement ukrainien a voté à une large majorité en faveur de l'adoption de la Constitution de 2004, qui accordait au président des pouvoirs moins importants que la Constitution actuelle.

15h58 - François Hollande "salue" l’accord de sortie de crise

Le président de la République a "salué" vendredi l'accord de sortie de crise signé par l'opposition et le pouvoir en Ukraine.

"Après les violences inacceptables, insupportables, injustifiables, qui ont endeuillé l'Ukraine au cours des derniers jours, le président de la République appelle à la mise en œuvre dans son intégralité et dans les meilleurs délais de l'accord qui vient d'être signé" et qu'il "salue", a déclaré l'Elysée.

publié par BFMTV

15h39 - Pour l’UE il faut "passer des paroles aux actes"

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a appelé vendredi le gouvernement et l'opposition en Ukraine à "passer des paroles aux actes" en mettant en oeuvre l'accord de sortie de crise qu'ils ont signé en présence des médiateurs européens.

Cet accord "est un compromis nécessaire pour lancer l'indispensable dialogue politique" permettant à l'Ukraine de s'extraire de la crise, a jugé M. Van Rompuy.

14h26 - L’opposition et le président Ianoukovitch tombent d'accord

L'opposition a décidé de signer un accord avec le président ukrainien Viktor Ianoukovitch, a déclaré l'un de ses principaux leaders, Oleg Tiagnibok.

Le président ukrainien a annoncé des concessions majeures à l'opposition, dont une élection présidentielle anticipée, la formation d'un gouvernement de coalition et une réforme constitutionnelle, après les violences qui ont eu lieu cette semaine.

13h35 - Le Vatican monte aux créneaux et demande "l'arrêt de toute action violente"

Le pape et les cardinaux du monde entier réunis en consistoire au Vatican ont lancé un appel vendredi pour que "cesse rapidement toute action violente" en Ukraine.

Ils ont exprimé leur "appréhension" face à "l'évolution dramatique de la situation" pour laquelle "ils souhaitent que soient rétablies la concorde et la paix".

13h00 - François Hollande: "Il convient de mettre un terme aux violences"

En marge de la cérémonie d'hommage à la résistance, le président de la République a réagi au déroulement des événements ukrainiens.

"Il convient de mettre un terme aux violences", a martelé François Hollande. Des violences dont "le pouvoir ukrainien est responsable", a-t-il précisé.

"Nous devons être du côté de celles et ceux qui demandent la liberté et le vote", a poursuivi le chef de l'Etat. "C'est le moment où l'accord doit être conclu et mis en oeuvre", a-t-il ajouté, estimant que l'Ukraine était dans un "moment difficile qui n'est pas terminé". "Le dialogue politique doit maintenant revenir", a conclu le président.

12h44 - La délégation européenne va rencontrer l'oppostion
Après avoir négocié l'accord avec le président Ianoukovitch, les diplomates européens vont rencontrer à nouveau les représentants de l'opposition et les chefs de file des manifestants, place Maïdan.

12h39 - La police de Lviv rejoint les manifestants
Les policiers de Lviv, ville ukrainienne à l'ouest du pays, sont venus grossir les rangs des manifestants à Kiev, ce vendredi.

#Lviv police officers arrived to join protesters in #Kiev today, speaking on #euromaidan stage. Credit: @DavidMdzin pic.twitter.com/MFl27iIRCw
— Jack Stubbs (@jc_stubbs) 21 Février 2014

12h22 - Les négociations dans une phase "délicate"

L'annonce du président ukrainien n'est pas une fin en soi pour le ministre des Affaires étrangères polonais. Radoslaw Sikorski a livré sa vision sur les avancées des négociations.

"Moment délicat concernant l'accord sur le règlement de la crise en Ukraine. Toutes les parties doivent avoir en tête qu'un compromis ne peut pas être satisfaisant à 100%" pour tous, a écrit le ministre sur son compte Twitter après avoir rencontré le président Victor Ianoukovitch.

Twitter / sikorskiradek: Delicate moment over Agrmnt ...

11h59 - Viktor Ianoukovitch accepte une présidentielle anticipée

Viktor Ianoukovitch a annoncé l'organisation d'une présidentielle anticipée. Le président ukrainien a par ailleurs accepté une réforme constitutionnelle et la formation d'un gouvernement d'union nationale. Des concessions majeures après le bain de sang dans le centre de Kiev, jeudi.

"J'annonce le lancement d'une procédure en vue d'une présidentielle anticipée", a-t-il déclaré dans un communiqué. "Je lance aussi le processus du retour à la Constitution de 2004" qui réduit de facto les pouvoirs présidentiels au profit du gouvernement et du Parlement, ainsi que la formation d'un "gouvernement d'unité nationale".

Une nouvelle qui ne ravit pas pour autant les manifestants de la place Maïdan qui, comme précedemment évoqué, souhaitent la démission pure et simple du président ukrainien.

11h37 - Angela Merkel et Barack Obama montent au créneau

La chancelière allemande s'est entretenue au téléphone avec ses homologues américains et russes, Barack Obama et Vladimir Poutine. Selon la Maison blanche, Angela Merkel et le président américain sont convenus qu'il était "crucial" qu'Américains et Européens "restent en contact étroit dans les jours à venir".

Joe Biden, s'est lui entretenu par téléphone avec le président Ianoukovitch, l'informant que les Etats-Unis étaient prêts à sanctionner les responsables des violences exercées à l'encontre des manifestants à Kiev. Le vice-président américain l'a appelé également à "retirer sans attendre toutes les forces de sécurité, policiers, tireurs, militaires, auxiliaires de l'armée, et forces irrégulières", selon Reuters.

11h31 - "Pas d'accord, seulement une démission. Dehors le coupable!"

D'après un correspondant de l'agence Reuters à Kiev, la foule place Maïdan ne se satisfait aucunement de l'accord qui se dessine entre le pouvoir ukrainien et l’opposition. Les manifestants ont entonné des chants appelant la démission pure et simple du président Viktor Ianoukovitch.

Crowds on #Euromaidan chanting: "No agreement, only resignation. Convict - out!"
— Jack Stubbs (@jc_stubbs) 21 Février 2014

11h20 - Le chef adjoint de l’État-major ukrainien démissionne

Le président Ianoukovitch continue de perdre des soutiens. Après l'administrateur de Kiev qu'il avait lui-même désigné, c'est le commandant en chef adjoint des forces armées, le général Iouri Doumanski, qui a remis sa démission, déplorant le bain de sang.

"Les forces armées d'Ukraine sont en train d'être aspirées dans un conflit civil. Cela pourrait provoquer un grand nombre de morts parmi les civils et les hommes du rang", a-t-il déclaré à la télévision. "J'ai décidé de remettre ma démission pour éviter une escalade et des effusions de sang".

Les forces de police quittent leurs positions au parlement
Les forces de police quittent leurs positions au parlement © -

11h07 - L'UE espère un accord ce vendredi

Les délégations européennes tablent sur la signature ce vendredi d'un accord "temporaire", a indiqué un diplomate européen haut placé.

Le projet d'accord prévoit notamment une réforme de la constitution d'ici septembre avec réduction des pouvoirs présidentiels, une des exigences de l'opposition, a ajouté le diplomate.

EU diplomat: #Kiev agreement to be signed Friday, inc. constitutional reform by September cutting President powers http://t.co/pyUX79zsH9
— Mark Kolmar -Reuters (@mpkolmar) 21 Février 2014

10h45 - La police riposte

Dans un communiqué, la police avait affirmé un peu plus tôt que "des participants (...) ont ouvert le feu sur des agents de police et tenté une percée en direction de l'enceinte du parlement". Elle a précisé par la suite que les forces de l'ordre ont riposté.

La police ukrainienne ne dit pas si ces échanges de coups de feu ont fait des victimes. Aucune confirmation n'a pu être obtenue, pour l'heure, de la part des envoyés spéciaux de BFMTV, place de l'Indépendance.

10h16 - Le gouvernement accuse les manifestants de tirer sur des policiers

D'après la police ukrainienne, des manifestants auraient ouvert le feu sur des policiers entre la place de l'Indépendance et le Parlement, où des incidents auraient été signalés. Dans un communiqué, la police affirme que "des participants impliqués dans les troubles de masse ont ouvert le feu sur des agents de police et tenté une percée en direction de l'enceinte du parlement".

"Les tirs se poursuivent", écrit également le ministère de l'Intérieur ukrainien dans un communiqué, en accusant les manifestants d'avoir "violé la trêve".

Présents à Kiev, les envoyés spéciaux de BFMTV ont entendu plusieurs coups de feu mais ne confirment pas, pour l'heure, l'information de la police locale.

10h00 - Calme précaire dans le centre de Kiev

Malgré un accord qui semble se dessinait entre le pouvoir ukrainien, l'opposition et l'UE, la méfiance prime place Maïdan. Les manifestants ne font pas confiance aux promesses du gouvernement. Au lendemain d'une journée sanglante, un calme précaire s'est installé dans le centre de Kiev.

9h52 - Vers un retour à la constitution de 2004?

D'après le quotidien ukrainien Kyiv Post, l'accord passé entre l'opposition et le pouvoir prévoirait le retour dans les 48 heures à la constitution de 2004, en plus des élections anticipées en décembre et la formation d'un gouvernement d'union nationale d'ici à 10 jours. Cette dernière avait été adoptée après la Révolution orange.

Reported #Ukraine settlement seems: 2004 constitution w/in 48 hrs, new elex in Dec, coalition govt w/in 10days. Unlikely Maidan will acccept
— KyivPost (@KyivPost) 21 Février 2014

9h28 - Président, opposants... qui sont les acteurs de la crise?

Un président ukrainien pro-Moscou, l'ombre de son homologue russe, un ancien boxeur, un avocat encore trentenaire et un ultra-nationaliste... Qui sont les protagonistes de la crise ukrainienne?

9h14 - Que prévoit l'accord?

Le ministre belge des Affaires Etrangères a apporté quelques précisions sur RMC à l'accord préliminaire conclu entre le pouvoir ukrainien, l'opposition et l'Union Européenne, ce vendredi. Le compromis prévoit le "retrait des forces de sécurité" et la "fin des abus de violences". Mais également une élection présidentielle anticipée et une réforme constitutionnelle, dixit le chef de la diplomatie belge, Didier Reynders.

9h00 - Reprise des négociations à midi

Les négociations dans la capitale ukrainienne entre le pouvoir, l'opposition, l'Union Européenne et la Russie vont reprendre à midi, d'après le ministre des Affaires étrangères polonais, Marcin Wojciechowski.

8h49 - Laurent Fabius sur l'accord: "rien de définitif"

Un projet d'accord entre le pouvoir ukrainien, l'opposition, l'UE et la Russie, fait encore l'objet de consultations et "on ne peut rien dire avant la fin de la matinée", a déclaré le chef de la diplomatie française à Europe 1.

"On ne peut rien dire de définitif avant la fin de la matinée", a déclaré Laurent Fabius de Pékin, où il venait d'arriver après avoir participé aux négociations à Kiev. "L'opposition, en particulier, veut pouvoir consulter un certain nombre de ses mandants, ce qui est tout à fait compréhensible", a-t-il conclu avec prudence.

8h42 - L'accord pourrait être signé dans la journée

Alors qu’un accord préliminaire aurait été trouvé entre le pouvoir ukrainien, l'opposition, l'UE et la Russie, la présidence ukrainienne annonce que le compromis sera signé dans la journée. Par ailleurs, l'accord prévoirait une élection présidentielle anticipée et une réforme constitutionnelle, d'après la télévision ukrainienne.

8h30 - La place Maïdan méconnaissable
De la charmante place ouverte, il ne reste plus qu'un champ de bataille. Ce photo-montage de deux clichés pris à quelques mois d'intervalle souligne les dégâts à Kiev, sur la place de l'Indépendance devenue le fief des contestataires. Jeudi en fin de journée, la place était dévastée et noire de suie.

Crédit: Sergei Supinsky ; Bulent Kilic – AFP ; montage BFMTV

8h20 - Ianoukovitch lâchera-t-il le pouvoir?
L'annonce d'un accord préliminaire ouvre la voie à différentes options pour l'Ukraine désormais. L'une d'elle consisterait au départ du président en place, fortement contesté par une partie de sa population. Mais rien n'est fait, prévient notre envoyé spécial Ulysse Gosset. "Tant que rien n'est signé, il faut rester prudent. Et Viktor Ianoukovitch pourrait très bien s'accorcher au pouvoir. Et si l'accord suppose son départ, il devra avoir le consentement de Moscou", explique-t-il.

7h50 - Un accord préliminaire aurait été trouvé
La présidence ukrainienne annonce qu'un accord préliminaire entre Européens, le pouvoir et l'opposition à été trouvé à Kiev. Ce compromis devrait être signé à 11h.

"Les négociations directes à Kiev avancent", a confirmé notre envoyé spécial à Kiev, Ulysse Gosset. Il ne s'agit toutefois que d'un accord préliminaire. "On reste extrêmement prudent, le dialogue est extrêment difficile, on parle de négociations intenses car les points de vue sont très divergents", rappelle Ulysse Gosset. "Les choses vont dans la bonne direction, avec toute la prudence qui s'impose".

7h - des snipers traqués par les manifestants
Les manifestants de Kiev sont-ils visés par des tireurs professionnels? C'est ce qu'affirment certains d'entre eux, sûrs d'avoir été la cible de snipers, jeudi, dans le centre de la capitale ukrainienne, où les violences entre forces de l'ordre et opposants au gouvernement auraient fait, selon les équipes médicales, plus de 100 victimes. Résultat: les manifestants organisent la traque aux snipers.

Notre reportage sur place, à Kiev:

6h50 - Pourquoi un tel embrasement en Ukraine?
Tiraillé entre l'Union européenne et la Russie, le mouvement de contestation ukrainien a basculé dans de sanglants affrontements, jeudi. Retour sur un conflit entre pro-russes et pro-européens qui s'est radicalisé au fil des mois.

|||>> L'ESSENTIEL

• Le parlement ukrainien a voté en faveur de la Constitution de 2004

• L’opposition et le président Ianoukovitch sont tombés d'accord

• Viktor Ianoukovitch a accepté l'organisation d'une présidentielle anticipée

• Malgré l'accord, les manifestants restent méfiants

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