BFMTV

Allemagne: arrestation de trois Irakiens soupçonnés de préparer un attentat

Deux policiers allemands (photo d'illustration)

Deux policiers allemands (photo d'illustration) - AFP

Sous surveillance depuis décembre 2018, ils avaient projeté une attaque à l'explosif puis, à l'arme automatique ou à la voiture-bélier, selon le parquet fédéral allemand.

Soupçonnés de préparer une attaque jihadiste, trois Irakiens ont été interpellés dans le district de Dithmarse (Schleswig-Holstein), ce mercredi, en Allemagne, a annoncé le parquet fédéral dans un communiqué. Leurs appartements, ainsi que ceux de certains de leurs proches, situés dans différents Länder du pays, ont été perquisitionnés dans la matinée. 

Les trois hommes, dont deux sont âgés de 23 ans et un de 36 ans, projetaient une attaque à l'explosif ou, à défaut, à l'arme automatique ou à la voiture-bélier, a précisé le parquet. Leur cible restait encore à déterminer. Selon les enquêteurs, ils sont arrivés en Allemagne à l'automne 2015.

Placés sous surveillance

Deux des trois hommes projetaient de mener une attaque à l'explosif fin 2018. Ils avaient recueilli de la poudre noire utilisée dans les pétards du Nouvel an à cet effet, et avaient fait des recherches relatives à la confection de bombes sur internet. L'un d'eux avait également commandé en ligne un dispositif de mise à feu à un contact établi en Grande-Bretagne.

Alertés par les services britanniques, l'Allemagne les avait alors placés sous surveillance dès décembre 2018.

Après avoir testé leurs explosifs, ils avaient toutefois décidé de se munir d'armes en feu. C'est finalement le prix des armes automatiques qui les avait fait renoncer. Toujours selon le parquet fédéral allemand, les trois hommes avaient finalement l'intention de mener une attaque à la voiture-bélier. Ils avaient commencé à prendre des cours de conduite à cet effet. 

En décembre 2016, l'Allemagne avait été frappée par un attentat terroriste au camion-bélier. L'attaque avait visé un marché de Noël à Berlin et fait douze morts. 

Clémentine Piriou avec AFP