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Colombie: 21 morts et des dizaines de blessés dans un attentat à la voiture piégée à Bogota

Des policiers colombiens, à Bogota en décembre 2018 (photo d'illustration)

Des policiers colombiens, à Bogota en décembre 2018 (photo d'illustration) - Juan Barreto - AFP

C'est aux alentours de 9h30, heure locale, qu'une camionnette grise a fait irruption dans l'enceinte de cette réputée école de police du sud de Bogota.

Au lendemain de l'attentat à la voiture piégée qui a touché l'école de police de Bogota, la Colombie panse ses plaies. Selon un tout dernier bilan officiel, 21 morts sont à dénombrer ce vendredi ainsi que 68 blessés, ce qui en fait l'attaque la plus meurtrière depuis 2003 dans ce pays d'Amérique du Sud qui peine à sortir de plus d'un demi-siècle de conflit armé.

Le président Ivan Duque a décrété un deuil national de trois jours.

"Malheureusement, le bilan préliminaire est de 21 personnes décédées, dont l'auteur des faits, et de 68 blessées", a indiqué la police jeudi soir dans un communiqué, précisant que 58 blessés étaient sortis de l'hôpital. Le précédent bilan officiel était de 11 morts et 65 blessés.

80 kilos de pentolite

L'attentat a été qualifié de "misérable acte terroriste" par le chef de l'État, qui depuis son arrivée au pouvoir en août a durci la lutte contre le trafic de drogue et contre l'Armée de libération nationale (ELN), dernière guérilla de Colombie.

L'auteur de l'attaque a été identifié comme José Aldemar Rojas Rodriguez. Il est entré à 09h30 (14h30, heure française) dans l'enceinte de l'École des officiers Général Francisco de Paula Santander, au volant d'une camionnette grise chargée de 80 kilos de pentolite, un puissant explosif, selon le procureur général Nestor Humberto Martinez.

Cet homme de nationalité colombienne est mort dans l'attentat, a confirmé à l'AFP une source au sein du parquet. Les autorités n'ont pas précisé s'il était lié à l'un des groupes armés illégaux qui sévissent encore en Colombie, notamment dans le narco-trafic, depuis la paix signée avec l'ex-rébellion Farc en 2016.

Hugo Septier avec AFP