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Ebola: l'OMS identifie 8 traitements et 2 vaccins à développer

La température d'une jeune fille, suspectée d'être infectée par le virus Ebola, est contrôlée dans un hôpital de Sierra Leone, le 16 août2014.

La température d'une jeune fille, suspectée d'être infectée par le virus Ebola, est contrôlée dans un hôpital de Sierra Leone, le 16 août2014. - Carl de Souza - AFP

Il n'existe actuellement ni vaccin homologué contre la fièvre hémorragique Ebola, ni traitement spécifique.

L'OMS a soumis une liste comportant huit traitements expérimentaux et deux vaccins à développer, aux quelque 200 experts réunis jeudi à Genève pour faire le point sur les moyens de combattre le virus Ebola.

Ces différents traitements - dont le sérum ZMapp - et vaccins ont été soumis aux quelque 200 experts réunis à huis clos jeudi et vendredi à Genève par l'Organisation mondiale de la santé pour analyser les "possibilités de production et d'utilisation".

"Accélérer le rythme des essais"

"Aucun n'a été cliniquement prouvé", d'après le document de travail publié jeudi par l'OMS, qui précise que malgré les "mesures exceptionnelles maintenant mises en place pour accélérer le rythme des essais cliniques", "les nouveaux traitements et vaccins ne pourront pas être disponibles pour un usage généralisé avant la fin 2014".

"D'ici là, seules de petites quantités pouvant aller jusqu'à quelques doses/traitements seront disponibles", a indiqué l'organisation, soulignant que le développement et l'évaluation clinique de ces traitements prendraient "jusqu'à 10 ans dans des circonstances normales".

"Augmenter la production de n'importe quel médicament ou vaccin prend des mois ou des années parce que pour respecter toutes les étapes et le processus de production il faut du temps, ce n'est pas instantané", a expliqué une porte-parole de l'OMS, Fadela Chaïb.

Plus de 1.900 morts, selon l'OMS

La flambée actuelle de virus Ebola qui ne cesse de s'étendre en Afrique de l'Ouest est sans précédent par son ampleur. Or il n'existe pas de vaccin homologué contre la maladie, et il n'existe pas de traitement spécifique.

Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d'animaux infectés. Le virus laisse peu de chances de survie (47% pour l'épidémie actuelle selon l'OMS).

Dans son dernier décompte annoncé mercredi, la directrice générale de l'OMS, Margaret Chan, faisait état de plus de 1.900 morts sur 3.500 cas. Dans son précédent bilan arrêté au 26 août, l'OMS recensait 1.552 morts sur 3.069 cas. Les pays les plus touchés sont le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée. Le Nigeria est affecté dans une moindre mesure et un premier cas a été recensé au Sénégal, celui d'un Guinéen qui avait passé la frontière.

Le 8 août, l'OMS a décrété que l'épidémie Ebola était "une urgence de santé publique de portée mondiale".

Jeudi, l'Union africaine a annoncé une réunion d'urgence lundi prochain pour définir une stratégie à l'échelle du continent.

S.A. et V.R. avec AFP