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Daesh dynamite un nouveau temple à Palmyre

Le temple de Bel, construit au 1er siècle, à Palmyre.

Le temple de Bel, construit au 1er siècle, à Palmyre. - Bernard Gagnon - Wikicommons

C'était un joyau romain datant du 1er siècle de notre ère. En le détruisant, l'organisation terroriste continue son effacement méthodique de toute autre forme de culture.

Le groupe Etat islamique a détruit une partie du temple de Bel, l'un des monuments romains emblématiques de la ville syrienne de Palmyre.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), qui cite des sources sur place, précise qu'il ne connaît pas encore l'ampleur des dégâts infligés à ce temple dédié au dieu Soleil, qui était dans un état de conservation remarquable.

L'Unesco, qui dénonce régulièrement les crimes commis par l'EI contre l'art et ses représentations, décrivait le temple de Bel comme "l'un des plus importants monuments religieux du 1er siècle en Orient témoignant de remarquables méthodes de décoration et de construction". 

Selon l'historien responsable des antiquités de Palmyre, le temple n'aurait subi que des débats mineurs malgré une forte explosion. Des témoins sur place ont pourtant annoncé que le temple avait été détruit alors que la zone est toujours interdite d'accès par les djihadistes de Daesh.

Le temple de Baal Shamin, avant et après sa destruction par l'EI, à Palmyre.
Le temple de Baal Shamin, avant et après sa destruction par l'EI, à Palmyre. © AFP PHOTO / UNITAR-UNOSAT

Une destruction méthodique de toute trace de culture antérieure

Le 23 août dernier, Daesh avait déjà détruit un autre temple, celui de Baalshamine, plus petit que celui de Bel, comme le montre le montage photo ci-dessus. Il s'agit pour le groupe terroriste d'effacer méthodiquement toutes les traces de cultures préislamiques.

L'EI avait également saccagé le musée de Mossoul, en Irak, et plus récemment, ses jihadistes avaient sauvagement assassiné Khaled al-Assaad, l'un des plus grands spécialistes de l'histoire de Palmyre. Celui-ci était mort en emportant avec lui le secret du lieu où il avait mis à l'abri de nombreuses oeuvres d'art pour les sauver de la destruction.

Paul Aveline