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Centrafrique : Hollande menacé par la Séléka sur le tarmac de Bangui ?

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Le groupe armé Séléka s'est posté devant l'avion présidentiel avec des kalachnikovs mardi soir alors que François Hollande rendait une visite éclair à Bangui.

Plus de peur que de mal. François Hollande aurait été menacé mardi soir par les Séléka armés lors de sa visite éclair en Centrafrique pour rendre hommage aux soldats tués la veille. De retour de l'hommage officiel à l'ancien président sud-africain Nelson Mandela, le président aurait échappé au pire selon Le Parisien.

A 19h15, quand l'avion présidentiel se pose à l'aéroport M'Poko à Bangui, François Hollande s'entretient pendant une quinzaine de minutes avec le président de transition, Michel Djotodia, imposé par la rébellion Séléka qui ont chassé le président précédent François Bozizé. Alors que Djotodia est nerveux à l'idée que le chef de l'Etat français lui demande de "dégager", deux 4x4 et cinq pick-up débarquent sur le tarmac aux alentours du Falcon 7X.

Hollande n'y voit que du feu

Selon une source locale citée par Le Parisien, "ça a été la panique du côté des forces spéciales qui protègent l'appareil". Dans les véhicules, les hommes sortent armés jusqu'aux dents avec des kalachnikovs. François Hollande se situe à quelques mètres d'eux. Pire, l'un des véhicules contient un jerrican.

Après une discussion entre les militaires français et un général soudanais de la Séléka sorti d'une des voitures, ce dernier finit par ordonner aux hommes de remonter dans les voitures et de partir. Finalement, le président français n'aurait rien remarqué de là où il se tenait, dans le pavillon présidentiel de la base militaire mitoyen à l'aéroport. L'incident reste secret.

Le ministère de la Défense dément

Selon le ministère de la Défense interrogé par l'AFP, le président François Hollande n'a "absolument pas" été en danger mardi soir. Le président de transition est certes arrivé avec 10-15 hommes armés de l'ex-Séléka, mais "ces hommes sont les hommes de la garde personnelle du président Djotodia, qui a le droit d'en disposer", explique l'entourage du ministre de la Défense Jean-Yves le Drian.

L'opération Sangaris doit mettre fin aux massacres et de "désarmer toutes les milices et groupes armés qui terrorisent les populations".

La rédaction