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"Beaucoup" de prisonniers ukrainiens ont été "torturés" en Russie, selon Kiev

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"Beaucoup" de prisonniers ukrainiens ont été "torturés" en Russie, selon Kiev

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé hier une "mobilisation partielle" de la population russe dans la guerre en Ukraine et a menacé l'occident d'une escalade armée. Des déclarations fermement condamnées par l'ONU, l'UE a même évoqué de possibles nouvelles sanctions contre Moscou.

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Volodymyr Zelensky appelle les Russes à "protester" contre la mobilisation

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exhorté ce jeudi les Russies à "protester" contre la mobilisation sur le front ukrainien annoncée par le Kremlin ou à "se rendre" aux forces de Kiev.

"55.000 soldats russes ont été tués dans cette guerre en six mois (...) Vous en voulez davantage? Non? Alors protestez! Luttez! Fuyez! Ou rendez-vous" à l'armée ukrainienne, a-t-il lancé en russe dans son adresse vidéo traditionnelle.

"Je ne veux pas participer à cette guerre contre un pays frère": ce jeune refuse de rentrer en Russie pour éviter la mobilisation

Platon Visilev, citoyen russe de 25 ans, était en vacances en Géorgie lors de l'annonce de la mobilisation partielle par Vladimir Poutine. Il a décidé de ne pas rentrer car ayant une formation militaire, il est "mobilisable".

"Je ne veux pas participer à cette guerre contre un pays voisin, un pays frère", explique-t-il à BFMTV.

"J'estime que ce qu'il se passe c'est inhumain et ça n'a aucun sens, je n'ai aucune envie d'y participer dans cette guerre de Poutine et uniquement Poutine", a-t-il ajouté.

"Je ne suis pas déserteur, aujourd'hui je ne suis pas encore mobilisé car on ne m’a pas remis une convocation (...). J’espère que tôt ou tard la situation va se normaliser et que je pourrais rentrer en Russie", affirme Platon Visilev.

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Un responsable ukrainien affirme que "beaucoup" d'Ukrainiens remis à Kiev lors d'un échange de prisonniers avec Moscou ont été "torturés"

Le plus important échange de prisonniers militaires entre la Russie et l'Ukraine a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi.

"Beaucoup" d'Ukrainiens remis à Kiev par Moscou à la faveur d'un important échange de prisonniers de guerre, ont été "brutalement torturés" en captivité, a affirmé ce jeudi un haut responsable ukrainien.

"Beaucoup d'eux ont été brutalement torturés", a déclaré lors d'une conférence de presse Kyrylo Boudanov, en charge du département du renseignement au sein du ministère de la Défense ukrainien, qui a participé à l'organisation de ce vaste échange.

Les bulletins de vote pour les référendums d'annexion dans le Donbass imprimés

"Êtes-vous favorable à ce que la République Populaire de Donetsk devienne un membre à part entière de la Fédération de Russie? Oui/Non". Voici ce que l'on peut lire sur les bulletins de vote qui seront distribués dans cette région d'Ukraine lors du référendum d'annexion organisé par la Russie, selon le média russe Ria Novosti.

Les bulletins de vote distribués pour le référendum d'annexion dans la région de Donetsk, en Ukraine.
Les bulletins de vote distribués pour le référendum d'annexion dans la région de Donetsk, en Ukraine. © Ria Novosti

Toujours selon cette même source, 1,5 millions de ces bulletins ont été imprimés, ce qui correspond au nombre de personnes éligibles au vote.

"Nous sommes très déçu de la position de la France", déclare le porte-parole de l'ambassade de Russie en France

Invité de BFMTV ce jeudi, le porte-parole de l'ambassadeur russe en France a dit sa déception de voir la France soutenir l'Ukraine face à l'offensive russe.

"La France a toujours été une grande amie de la Russie et nous sommes très déçus de la position de la France", a déclaré Alexander Makogonov.

La France "laisse la porte ouverte pour le dialogue mais en même temps fourni des armes en Ukraine", déplore-t-il, ajoutant qu'il espère "qu'un jour, la France puisse jouer un rôle dans la solution politique".

L'armée russe annonce que 10.000 volontaires ont demandé à être mobilisés en Ukraine en 24 heures

Près de 10.000 personnes se sont portées volontaires pour être mobilisées pour l'offensive en Ukraine ces dernières 24 heures, après l'annonce de Vladimir Poutine, a affirmé ce jeudi l'état-major russe.

"Lors de la première journée de mobilisation partielle, environ 10.000 citoyens sont arrivés par eux-mêmes aux commissariats militaires, sans attendre leur convocation", a assuré à l'agence Interfax Vladimir Tsimlianski, un porte-parole de l'état-major.

En Ukraine, "5 enfants tués ou blessés par jour", selon Antonio Guterres

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a affirmé que "chaque jour, en moyenne, 5 enfants sont tués ou blessés" en Ukraine, "la plupart par des bombardements russes dans des zones urbaines".

"Presque tous les enfants d'Ukraine sont traumatisés par le cauchemar de la guerre, exposés à des violences ou séparés de leur famille", a-t-il dit lors d'une réunion du Conseil de sécurité sur l'"impunité" des crimes commis depuis l'invasion du pays par la Russie.

"On ne peut pas laisser Poutine s'en tirer", déclare le chef de la diplomatie américaine à l'ONU

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a appelé ce jeudi la communauté internationale à contraindre le président russe Vladimir Poutine à rendre des comptes pour son invasion de l'Ukraine.

"On ne peut pas laisser Poutine s'en tirer comme ça," a déclaré le chef de la diplomatie américaine, dénonçant le fait que la Russie avait "mis en pièces l'ordre international".

Antony Blinken s'exprimait lors d'une réunion du Conseil de sécurité sur l'Ukraine, en présence de la Russie.

L'Allemagne est prête à accueillir des déserteurs russes

L'Allemagne est prête à accueillir des déserteurs de l'armée russe "menacés de grave répression", a déclaré la ministre allemande de l'Intérieur dans un entretien paru jeudi, au lendemain d'une annonce de mobilisation de réservistes russes pour combattre en Ukraine.

"Celui qui s'oppose courageusement à Poutine et se met ainsi en grand danger peut demander l'asile politique en Allemagne", a déclaré Nancy Faeser dans cette interview à l'édition dominicale du journal Frankfurter Allgemeine Zeitung, tandis que le ministre de la Justice Marco Buschmann a déclaré dans un tweet que les Russes fuyant leur pays étaient "les bienvenus".

"Je ne veux pas mourir": en Arménie avec des Russes fuyant la mobilisation

Entrant dans la zone des arrivées de l'aéroport d'Erevan en Arménie, Sergueï apparaît hagard et épuisé après avoir fui précipitamment la Russie avec son fils, de peur d'être envoyé au front en Ukraine. "La situation en Russie m'a décidé à partir. Oui, on est parti de Russie à cause de la mobilisation", déclare-t-il à l'AFP.

Son fils Nikolaï, 17 ans, abonde: "Nous avons décidé de ne pas attendre d'être appelés à l'armée. Nous sommes partis".

Dmitri, 45 ans, explique avoir fui en Arménie avec un simple sac, laissant au pays sa femme et leurs deux enfants, sans "aucune idée" de ce qu'il allait faire sur place.
"Je ne veux pas aller à la guerre. Je ne veux pas mourir dans cette guerre insensée. C'est une guerre fratricide", résume-t-il.

Alexeï, 39 ans, ne sait pas s'il pourra rentrer en Russie un jour, "tout dépendra de la situation", constate-t-il. En Russie, "quasiment personne ne soutient cette guerre", affirme un autre Russe, avant d'ajouter: "C'est tellement douloureux, je veux juste que ça se termine".

Moscou prépare une annexion malgré le tollé international

Les territoires d'Ukraine sous contrôle russe et Moscou ont affirmé jeudi que les votes d'annexion par la Russie prévus à partir de vendredi auraient bien lieu malgré le tollé international qu'ils suscitent. "Le vote commence demain et rien ne pourra l'empêcher", a souligné à la télévision russe le chef de l'administration d'occupation de la région de Kherson, dans le sud de l'Ukraine, Vladimir Saldo.

De vendredi à mardi, quatre régions du sud et de l'est de l'Ukraine sous contrôle total ou partiel de Moscou voteront dans des scrutins organisés dans l'urgence pour être annexés par la Russie, des "simulacres" de référendums dénoncés en Occident. Même la Chine, proche de Moscou, a émis des critiques, appelant au respect de l'intégrité territoriale des États.

Russie: Orban veut une levée des sanctions de l'UE d'ici fin 2022

Le Premier ministre nationaliste hongrois Viktor Orban, qui blâme régulièrement les sanctions de l'Union européenne (UE) contre la Russie, veut obtenir leur levée d'ici décembre, a rapporté jeudi un journal pro-gouvernement Magyar Nemzet.

Lors d'une réunion interne du parti au pouvoir Fidesz, le dirigeant a appelé ses troupes "à faire tout leur possible pour s'assurer que l'Europe lève les sanctions au plus tard avant la fin de l'année", écrit le journal, au moment même où Bruxelles en envisage de nouvelles. Contacté par l'AFP, le gouvernement a "confirmé" les informations de l'article.

L'ambassade russe en Italie publie des photos de candidats italiens aux législatives avec Poutine

L'ambassade de Russie à Rome a publié jeudi sur les réseaux sociaux des photos des principaux dirigeants italiens avec le président Vladimir Poutine, ce à trois jours des élections législatives.

"Extraits de l'histoire récente entre la Russie et l'Italie. Tant de souvenirs", ironise l'ambassade. Sous le texte, quatre photos montrant des acteurs de premier plan de la campagne électorale aux côté de Vladimir Poutine, qui ont pris leurs distances avec Moscou depuis l'invasion russe en Ukraine.

Ce post n'a pas manqué de susciter une flopée de commentaires, parmi lesquels un post acéré de l'ancien ministre de la Justice de gauche Piero Fassino: "Si vous ne vous étiez pas mis en tête d'envahir un pays libre et indépendant, qui ne vous a jamais menacé, vous auriez pu continuer votre collection de photos avec nos chefs de gouvernement".

Le ministre des Affaires étrangères ukrainien "reconnaissant" à l'UE pour l'annonce de nouvelles sanctions contre la Russie

Le ministre des Affaires étrangères russes Dmytro Kuleba s'est dit "reconnaissant" ce jeudi après l'annonce par Josep Borrell (Haut représentant de l'UE pour la politique étrangère) de nouvelles sanctions contre la Russie et d'un renouvellement de l'aide militaire à Kiev.

"Nous attendons avec intérêt une mise en œuvre rapide de ces deux décisions", a-t-il déclaré.

Au moins trois charnier à Izioum, et peut-être plus selon les autorités locales ukrainiennes

À Izioum (région de Kharkiv), "les exhumations sont en cours. Il y a des charniers dans au moins trois endroits", a déclaré l'adjoint au maire de cette ville, occupée pendant plusieurs mois par l'armée russe. "Nous avions d'abord estimé le nombre de victimes civiles à Izioum à près de 1000", mais désormais, "ce chiffre peut devenir beaucoup plus élevé", a-t-il ajouté.

Des milliers de Russes manifestent contre la mobilisation pour la guerre

Des manifestations réunissant des milliers de personnes ont lieu dans plusieurs grandes villes russes depuis mercredi. Elles font suite à l'annonce de la mobilisation d'au moins 300.000 personnes pour venir renforcer l'armée russe dans la guerre en Ukraine.

Ukraine: six morts dans une frappe sur un marché à Donetsk, bastion séparatiste

Au moins six personnes ont été tuées et six autres blessées jeudi dans une frappe ayant touché un marché à Donetsk, bastion des séparatistes prorusses dans l'Est de l'Ukraine, a annoncé le chef de l'administration locale pro-Moscou.

"Selon les informations que l'on reçoit, six personnes sont mortes et six blessées dans le bombardement du marché Kryty", a indiqué sur Telegram Alexeï Koulemzine. Les médias séparatistes ont diffusé des images montrant un bus calciné et un cadavre ensanglanté sur la route, au milieu de bris de verre.

Échange avec Kiev: un dirigeant séparatiste confirme la libération d'un proche de Poutine

L'un des dirigeants des séparatistes prorusses de l'Est de l'Ukraine a confirmé jeudi la libération d'un ancien député ukrainien réputé proche du président russe Vladimir Poutine, à la faveur d'un important échange de prisonniers entre Kiev et Moscou.

"Viktor Medvedtchouk a été libéré", a déclaré Denis Pouchiline à l'agence de presse russe Ria Novosti. L'homme avait été arrêté mi-avril par les services spéciaux ukrainiens alors qu'il était en fuite.

À l'ONU, la Russie doit se défendre face au feu des critiques

La Russie, violemment critiquée après avoir annoncé la mobilisation de centaines de milliers de réservistes pour renforcer ses troupes en Ukraine et brandi la menace d'un recours à l'arme nucléaire, devrait se défendre jeudi lors d'une réunion ministérielle du Conseil de sécurité de l'ONU.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, qui mène la délégation de l'ONU à New York en l'absence du président Vladimir Poutine, devrait être présent pour répondre aux flots de critiques.

Invasion russe: le coût pour Kiev estimé à près de 1000 milliards de dollars

Le coût pour l'Ukraine de l'invasion russe, déclenchée le 24 février, est estimé à près de 1000 milliards de dollars, a déclaré jeudi à Berlin un conseiller de Volodymyr Zelensky. "Dans les premiers jours de l'agression, les Russes ont détruit pour 100 milliards de dollars de nos actifs", a indiqué le conseiller économique du président ukrainien, Oleg Ustenko, soit l'équivalent d'environ "cinq PIB annuels".

Les manifestations en Russie peuvent-elles faire plier Vladimir Poutine?

Ce mercredi, plusieurs milliers de Russes ont bravé l'interdiction de manifester contre ce que Moscou continue d'appeler "l'opération spéciale en Ukraine". Ce sont surtout les plus grandes villes du pays qui ont été émaillées par ces manifestations, Saint-Pétersbourg et Moscou en tête, où l'on a également relevé le plus grand nombre d'interpellations, avec respectivement 541 et 509 détentions.

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Le G7 condamne l'"escalade" russe et promet de nouvelles sanctions

Les ministres des Affaires étrangères du G7 ont condamné l'"escalade" de Moscou dans le conflit en Ukraine et promis de prendre de "nouvelles sanctions", suite à l'annonce d'une mobilisation partielle en Russie, dans un communiqué publié dans la nuit de mercredi à jeudi.

Les ministres "ont déploré l'escalade délibérée de la Russie, y compris la mobilisation partielle de réservistes et la rhétorique nucléaire irresponsable", à l'issue d'une rencontre en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. Ils ont également condamné "les référendums fictifs sur le territoire souverain de l'Ukraine", annoncés par les autorités pro-russes dans la région occupée du Donbass.

Russie: l'OSCE dénonce un climat de "peur et d'intimidation"

L'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) s'alarme, dans un rapport jeudi, de l'intensification de la répression en Russie depuis l'invasion de l'Ukraine, dans le but de faire taire ou fuir les opposants. "La répression s'est progressivement accentuée depuis 2012 et a atteint son point culminant avec les lois adoptées après le début de la guerre", selon ce document de plus de 120 pages, qui évoque "un climat de peur et d'intimidation".

Cet arsenal juridique a pour effet de pousser les ONG, militants, défenseurs des droits humains, avocats et journalistes "à réduire ou abandonner leurs activités, voire à quitter leur pays", est-il écrit dans le rapport consulté par l'AFP, qui doit être présenté dans la journée au Conseil permanent de l'OSCE.

Les premières images d'hommes mobilisés en Russie

Des vidéos d'hommes saluant leurs proches et montant dans des bus ont commencé à être diffusé sur les réseaux sociaux, reprises par des médias russes ou des journalistes sur place. Il s'agit selon les descriptions d'hommes mobilisés pour venir grossir les rangs de l'armées russe en Ukraine.

55 militaires russes de retour en Russie après un échange de prisonniers avec l'Ukraine

Cinquante-cinq militaires russes sont de retour en Russie après le plus important échange de prisonniers militaires avec Kiev depuis le début de l'offensive en Ukraine, a annoncé jeudi le ministère russe de la Défense.

"Tous les militaires sont arrivés sur le territoire de la Fédération de Russie par des avions militaires et se trouvent dans des établissements médicaux du ministère", a indiqué la Défense russe dans un communiqué, sans faire mention de l'ex-député ukrainien Viktor Medvedtchouk, proche du président russe Vladimir Poutine et remis mercredi selon Kiev.

Pour Emmanuel Macron, la guerre en Ukraine "ne se finira qu'autour d'une table"

Dans l'avion présidentiel qui le ramenait de New York, Emmanuel Macron a martelé une nouvelle fois l'importance du retour des négociations entre Kiev et Moscou dans le cadre de la guerre en Ukraine.

"Ça ne se finira qu'autour d'une table", a indiqué le président de la République, appelant à "une paix négociée" entre les deux pays.

Il est enfin revenu sur les difficultés rencontrées par l'armée de Moscou sur le champ opérationnel, avec une contre-offensive ukrainienne réussie à l'est du pays. "On est sur un point d'inflexion. La Russie est plus en difficultes que prévu", a-t-il déclaré.

"La France est une puissance nucléaire raisonnable", rappelle Emmanuel Macron

Alors que Vladimir Poutine a une nouvelle fois brandi la menace d'une frappe nucléaire mercredi, Emmanuel Macron a indiqué ce jeudi l'importance de ne pas tomber dans la surrenchère.

"Ce n'est jamais bon de faire de la politique fiction, encore moins sur ce sujet. On est alors pris dans le jeu de l'escalade", a-t-il mis en garde.

"La France est une puissance nucléaire raisonnable", a-t-il précisé. Puis d'ajouter: "nous avons notre crédibilité, la France est une grande puissance".

Emmanuel Macron indique que "notre devoir est de tenir notre ligne" concernant la guerre en Ukraine

Dans un entretien exclusif accordé à BFMTV, le président français Emmanuel Macron a indiqué que "notre devoir est de tenir notre ligne" dans le contexte de la guerre en Ukraine.

Une ligne qui consiste à aider Kiev "à protéger son territoire". Mais il l'a répété, "nous ne sommes pas en guerre avec la Russie".

Pour Emmanuel Macron, "la Russie est en train de se découpler du reste du monde"

Pour Emmanuel Macron, "la Russie est en train de se découpler du reste du monde, elle avait une économie qui s'était intégrée ces dernières décennies", et qui a été abimée par les sanctions économiques, déclare le président de la République au cours d'une interview exclusive BFMTV, dans l'avion présidentiel de retour de New York, le 21 septembre.

"La Russie est en train de s'isoler sur le plan diplomatique", explique-t-il encore, évoquant les déclarations dernièrement de l'Inde et de la Chine, qui prennent leurs distances face à la Russie. "Dans ce contexte là je pense que notre devoir c'est de tenir notre ligne, c'est à dire d'aider l'Ukraine à protéger son territoire - jamais à pouvoir agresser la Russie, nous ne sommes pas en guerre avec la Russie - mais d'aider l'Ukraine à résister".

"La Russie a décidé de passer une étape dans l'escalade", lance Emmanuel Macron sur BFMTV

Vladimir Poutine a menacé mercredi l'occident d'une escalade armée et a annoncé la mobilisation partielle pour la guerre en Ukraine. "De manière évidente c'est du chantage", déclare Emmanuel Macron au cours d'une interview exclusive BFMTV, dans l'avion présidentiel de retour de New York, le 21 septembre.

Mais "le risque est toujours là" car la Russie possède l'arme nucléaire. Pour le président de la République, "c'est un moyen de faire pression dans un moment difficile de cette guerre", notamment parce que l'Ukraine se défend mieux que ce à quoi s'attendait Moscou.

"La Russie a décidé de passer une étape dans l'escalade", lance Emmanuel Macron.

L'OMS décompte 550 attaques sur des centres de santé en Ukraine

L'OMS Ukraine déclare dans un tweet avoir décompté, entre le 24 février et le 9 septembre, 550 attaques contre des centres de santé en Ukraine, qui ont "fait 100 morts et 129 blessés". "La santé ne devrait jamais être une cible", écrit l'organisation.

À Moscou "on commence à arrêter les gens dans la rue"

Après l'annonce de mobilisation partielle de la population russe pour la guerre en Ukraine, le recrutement a commencé directement, selon Daniel Kashnitsky, enseignant-chercheur russe réfugié en France depuis le début de la guerre.

"Je suis en contact avec mes amis à Moscou, ils disent que l'on commence à arrêter les gens dans la rue", raconte-t-il, "on les appelle sous le drapeau en leur donnant des formulaires à remplir" pour s'engager dans l'armée.

Le fils du porte-parole du Kremlin déserteur ?

L'équipe de l'opposant russe Alexei Navalny a publié une vidéo dans laquelle elle piège le fils de Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin. Les militants se font passer pour des membres de la police et appellent Nikolay Peskov pour qu'il se rende au commissariat dans le cadre de la mobilisation partielle pour la guerre en Ukraine. Le fils fait alors clairement comprendre que son statut social fait qui n'est pas concerné par l'annonce de Vladimir Poutine.

"Évidemment je ne viendrai pas au commissariat. Vous devriez comprendre que je suis M. Peskov, que ce n'est pas vraiment pour moi... De toute façon je vais résoudre ce problème, je vais le résoudre à un autre niveau", déclare-t-il.

Une déclaration qui passe mal alors que les annonces du président russe mercredi ont déclenché la colère d'une partie des Russes, qui cherchent à quitter le pays, ou manifestent leur mécontentement.

L'UE examine de nouvelles sanctions contre la Russie

Le Haut représentant de l'UE pour la politique étrangère Josep Borrell a affirmé mercredi soir que les 27 examinaient de nouvelles sanctions contre la Russie après "l'escalade" annoncée par Moscou.

Josep Borrell a fait cette déclaration à l'issue d'une réunion extraordinaire informelle des ministres des Affaires étrangères de l'UE à New York au cours de laquelle ils ont adopté une déclaration condamnant "avec force la dernière escalade de la Russie". "Nous allons continuer à augmenter notre aide militaire et étudier de nouvelles mesures restrictives" contre la Russie, a-t-il affirmé.

Chez les Russes, "le seul truc qui fonctionne bien encore c'est l'artillerie"

"Les Russes sont en retrait sur le plan territorial, ils n'ont plus la maitrise aérienne, le seul truc qui fonctionne bien encore chez eux c'est l'artillerie", explique ce jeudi sur BFMTV Alain Bauer, spécialiste des questions de sécurité et de défense.

"Pour détruire cette artillerie, il faut aller en profondeur dans le territoire russe" afin de détruire des centres de munitions ou des dépôts de carburant, explique-t-il. Aujourd'hui "il n'y a aucun bombardement de l'autre côté de la frontière, il y a juste des unités de forces spéciales, des commandos ukrainiens qui sont allés faire sauter des dépôts".

Certaines armes "font plus de dégâts qu'une arme nucléaire tactique", déclare Alain Bauer

Alain Bauer, spécialiste des questions de sécurité et de défense, explique ce jeudi matin sur BFMTV qu'une arme nucléaire tactique n'est pas synonyme de destruction totale. "On a des armes conventionnelles qui font plus de dégâts qu'une arme nucléaire tactique: les bombes à fioul par exemple, les bombes utilisées en Irak ou dans la première guerre du golfe. Ce sont des armes extraordinairement destructives", explique-t-il.

"L'arme nucléaire tactique est concentré, limitée, et réduite à un objet très petit", déclare Alain Bauer. "C'est fait pour détruire une concentration blindée, un centre de production où il y aurait énormément de divisions ou d'armement", et si en occident c'est interdit, "pour les Russes cela a toujours appartenu à leur arsenal".

Interview d'Emmanuel Macron à suivre sur BFMTV

Une interview du président de la République Emmanuel Macron sur la guerre en Ukraine et la situation internationale actuelle sera diffusée ce jeudi matin sur BFMTV.

215 prisonniers échangés dans la nuit

L'Ukraine a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi l'échange avec la Russie de 215 militaires dont des chefs de la défense de l'aciérie Azovstal dans la ville de Marioupol, symbole de la résistance à l'invasion russe. !il s'agit du plus grand échange depuis le début de l'invasion russe en février, a déclaré à la télévision le chef de l'administration présidentielle ukrainienne Andriï Iermak.

La Russie a récupéré 55 prisonniers dont l'ex-député Viktor Medvedtchouk, un proche de Vladimir Poutine, accusé de haute trahison en Ukraine, a précisé le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans son adresse quotidienne.

Zelensky exige un "juste châtiment" contre la Russie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exigé mercredi devant l'ONU un "juste châtiment" contre la Russie, appelant à la mise en place d'un tribunal spécial. "Un crime a été commis contre l'Ukraine et nous exigeons un juste châtiment" contre la Russie, a déclaré le président Zelensky en s'adressant via un message vidéo à l'Assemblée générale de l'ONU.

Ce discours est intervenu après des annonces de Vladimir Poutine dans la matinée, menaçant l'occident d'une escaldae armée et annonçant la mobilisation partielle d'au moins 300.000 hommes.

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