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Une tante de Kim Jong-un réapparaît en public, six ans après des rumeurs d'assassinat

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Kim Kyong-hui, dont le mari a été exécuté en décembre 2013 pour traîtrise, a assisté samedi 25 janvier à une cérémonie pour le Nouvel an lunaire aux côtés de son neveu, le leader nord-coréen Kim Jong-un.

Sa dernière apparition publique remontait à septembre 2013, trois mois avant l'exécution de son mari, Jang Song-Thaek, pour traîtrise. Kim Kyong-hui, la tante de Kim Jong-un, a été aperçue samedi aux côtés du leader nord-coréen et de son épouse lors d'une cérémonie pour le Nouvel an lunaire dans un théâtre de Pyongyang, rapporte The Guardian, qui cite la presse locale. De quoi anéantir les rumeurs qui affirmaient qu'elle avait été empoisonnée, dans une série de purges orchestrées par son neveu à partir de 2013.

Dans les jours suivant l'assassinat de son mari, longtemps numéro 2 du régime nord-coréen, Kim Kyong-hui avait été officiellement nommée au Comité de funérailles d'un haut dignitaire du parti, ce qui laissait supposer qu'elle gardait les faveurs de son neveu. Son absence à la cérémonie marquant le deuxième anniversaire de la mort de son frère Kim Jong-il, père de Kim Jong-un, avait toutefois semé le trouble.

Un nouveau rôle d'importance

En mai 2015, un haut responsable nord-coréen qui avait déserté son poste assurait à CNN que Kim Kyong-hui avait été assassinée par l'unité des gardes du corps de son neveu. D'après lui, un désaccord lié à la construction d'un aquaparc et d'une station de ski aurait été à l'origine de la mise au ban de l'oncle et de la tante de Kim Jong-un.

Son apparition ce samedi a donc surpris les experts qui évoquent un possible "nouveau rôle d'importance" pour cette femme de 73 ans, qui avait occupé une place de premier plan lors de l'arrivée au pouvoir de son neveu en décembre 2011.

"Même si elle n'occupe pas de position officielle au sein du régime, faire une telle apparition est une démonstration publique du soutien qu'elle accorde à son neveu", analyse Michael Madden, expert de la Corée du Nord cité par le quotidien britannique.
Mélanie Rostagnat