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Second tir de missile nord-coréen: la Chine appelle à la retenue

Pékin a condamné ce samedi le second tir en un mois par la Corée du Nord d'un missile balistique intercontinental, tout en appelant "les parties concernées" à la retenue.

"La Chine s'oppose aux violations par la Corée du Nord des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU (...) En même temps, (la Chine) espère que toutes les parties concernées feront preuve de prudence et éviteront d'intensifier les tensions" dans la péninsule, a indiqué un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, dans un bref communiqué.

Second tir par Pyongyang

Ce lancement survient un mois à peine après le premier test réussi par Pyongyang d'un missile balistique intercontinental susceptible d'atteindre le nord-ouest du continent américain. Après ce nouveau tir de missile balistique qui a fini sa course vendredi en mer du Japon, le leader nord-coréen Kim Jong-Un a proclamé que désormais "tout le territoire américain est à la portée" de l'arsenal du régime stalinien.

Washington, Tokyo, Séoul, l'Union européenne et Paris ont immédiatement condamné le tir nord-coréen, le président américain Donald Trump affirmant de surcroît que "les États-Unis prendront les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de (leur) territoire" et "pour protéger" leurs alliés dans la région.

Exercice militaire conjoint entre États-Unis et Corée du Sud

En réaction, les États-Unis et la Corée du Sud ont mené ce samedi un exercice militaire conjoint impliquant des missiles tactiques sol-sol américain et des missiles balistiques sud-coréens, selon l'armée de terre américaine. Le Pentagone a indiqué que les chefs militaires américains et sud-coréens avaient discuté d'"options de réaction militaire".

La Chine, principal soutien économique et diplomatique de Pyongyang, s'oppose à toute intervention militaire et plaide pour une résolution par le dialogue, renvoyant volontiers dos à dos la Corée du Nord et les États-Unis. 

C.H.A. avec AFP