BFMTV

Fusillades d'El Paso et Dayton: ces héros ont permis d'éviter un bilan encore plus lourd

Des personnes se recueillent en hommage aux victimes de la tuerie d'El Paso, samedi 3 août 2019

Des personnes se recueillent en hommage aux victimes de la tuerie d'El Paso, samedi 3 août 2019 - Mark Ralston - AFP

L'intervention d'un jeune militaire et de la police lors des tueries de masse survenues ce week-end aux États-Unis, qui ont fait 29 morts au total, ont permis de sauver de nombreuses vies selon les autorités.

Ce week-end, les États-Unis ont été touchés par deux nouvelles fusillades, les 250e et 251e depuis le début de l'année 2019, selon le décompte de Gun Violence Archive. Samedi, un homme a ouvert le feu aux abords d'un centre commercial Walmart d'El Paso, au Texas, tuant 20 personnes. Seulement 13 heures plus tard, à Dayton, dans l'Ohio, un autre tireur a tué 9 personnes avant d'être abattu.

Au total, le nombre de victimes de ces deux tueries de masse s'élève à 29. Un bilan déjà bien trop élevé, mais qui aurait pu être bien pire sans l'intervention d'un militaire en civil à El Paso et la réactivité de la police à Dayton.

À El Paso, un militaire sauve des enfants

Malgré le choc et la tristesse provoqué par la fusillade d'El Paso, les réseaux sociaux applaudissent depuis samedi un certain Glen Oakley. Ce jeune militaire de 22 ans faisait ses courses près du Walmart samedi matin lorsque les premiers coups de feu ont éclaté.

Ce membre de la première division blindée de Fort Bliss, au Texas, s'est alors rendu aux abords du centre commercial et a attrapé autant d'enfants que possible pour les protéger et les emmener en lieu sûr. Il a raconté le déroulement des événements à KTSM-TV, une chaîne de télévision texane.

"Un petit garçon est entré en courant dans le magasin et a parlé d’un tireur au Walmart. On a commencé à courir jusqu'au parking. Et là je vois plein d'enfants courir sans leurs parents. J'ai mon sac dans la main mais j'essaye d'en prendre autant que possible par la main et de courir", narre le militaire.

Glen Oakley a également confessé à la télévision que l'un des policiers présents sur les lieux de la fusillade a cru qu'il était le tireur, puisqu'il avait sorti son arme. "J'ai dû leur montrer que j'avais un permis pour la porter", explique le militaire.

Son témoignage a été massivement relayé sur les réseaux sociaux, les internautes encourageant à partager autant que possible son nom, et non celui du tireur.

À Dayton, une police extrêmement rapide

Tout en pleurant les victimes de la tuerie survenue dans la nuit de samedi à dimanche, la ville de Dayton, dans l'Ohio, est reconnaissante à la police de la rapidité de son intervention, qui a évité un bilan bien plus lourd encore.

L'auteur de la tuerie, Connor Betts, 24 ans, est parvenu à tuer neuf personnes et à en blesser plus de 20 en tirant avec un fusil d'assaut dans un quartier festif peu après une heure du matin. Mais moins d'une minute après avoir ouvert le feu, il a été abattu par des policiers qui se sont précipités sur place alors qu'ils étaient en patrouille.

"Bien qu'aujourd'hui soit un jour terriblement triste pour notre ville, je suis admirative devant la réaction rapide de la police de Dayton, qui a littéralement sauvé des centaines de vies", a déclaré Nan Whaley, la maire de cette ville du nord-est des États-Unis.

"Ça aurait pu être tellement pire"

C'est ce qu'a également relevé le président Donald Trump. "Pensez aux dégâts qu'il a faits dans un temps aussi court", a-t-il déclaré. "Ça a été horrible, mais ça aurait pu être tellement pire."

La police a indiqué que des agents effectuaient une patrouille de routine à Oregon, un quartier historique réputé pour ses bars, ses restaurants et ses cinémas, lorsque Connor Betts a ouvert le feu.

Juliette Mitoyen avec AFP