BFMTV

Donald Trump, ses 100 premiers jours en 10 tweets

Donald Trump, le 24 avril.

Donald Trump, le 24 avril. - Mandel Ngan - AFP

Ce samedi marque pour Donald Trump la première étape symbolique des cent jours passés à la Maison Blanche. Mais malgré son nouveau statut de président, le milliardaire n'a jamais cessé d'utiliser son compte Twitter personnel, sur lequel il persiste à poster humeurs et insultes, sans filtre.

Il a fait de son usage de Twitter sa marque de fabrique. Depuis son investiture, le 20 janvier dernier, Donald Trump n'a jamais cessé d'utiliser son compte personnel sur le réseau social, malgré l'ouverture d'un compte Twitter officiel pour sa présidence. Et en dépit de son nouveau statut de président, il continue d'en faire un usage sans retenue, ni filtre.

De fait, les tweets de Donald Trump, dans lesquels il épingle généralement la presse et ses opposants, ou vante ses décisions, sont devenus un rendez-vous que les observateurs de la vie politique américaine scrutent désormais quotidiennement. Plusieurs de ses messages ont particulièrement marqué ses premiers 100 jours à la Maison Blanche. Florilège. 

> Critiques contre les médias

Le président américain a fait de sa critique quotidienne des médias n'allant pas dans son sens l'une de ses spécialités, après avoir déjà largement exploité la méthode pendant sa campagne. Dans sa ligne de mire, le New York Times, le Washington Post, ou encore la chaîne de télévision CNN, qu'il accuse très régulièrement de divulguer de fausses informations ("fake news"), à l'inverse de la chaîne conservatrice Fox News. 

"Les FAKE NEWS médias (@nytimes, @NBCNews, @ABC, @CBS, @CNN) ne sont pas mes ennemis, ce sont les ennemis du Peuple Américain", avait-il écrit le 17 février dans une de ses fréquentes attaques.

"Les Fake Médias (et non les Vrais Médias) sont devenus encore pires depuis l'élection. Chaque histoire est orienté. Nous devons les ramener à la vérité!", martelait encore Donald Trump à la mi-avril.

> Menaces contre des puissances étrangères

En seulement 100 jours, le président américain s'est aussi directement servi du réseau social pour invectiver violemment d'autres puissances, provoquant la stupeur chez les observateurs, et instaurant une certaine vision de la diplomatie. 

"La Corée du Nord se comporte très mal. Ils 'jouent' avec les Etats-Unis depuis des années. La Chine n'a pas fait grand chose pour aider !", s'énerve-t-il le 17 mars à propos des programmes nucléaire et balistique de Pyongyang. Le prélude à un épisode de regain de tensions entre Washington et le régime nord-coréen.

"L'Allemagne doit de grosses sommes d'argent à l'Otan et les Etats-Unis doivent être payés davantage pour la puissante, et très chère, défense qu'elle offre à l'Allemagne!", réclame-t-il, s'en prenant cette fois à la chancelière Angela Merkel, pourtant un allié traditionnel de Washington, le 18 mars.

Et ce alors que la responsable allemande a quitté la Maison Blanche moins de 24 heures plus tôt, après sa première visite au nouveau président américain

> Attaques contre son prédécesseur 

Dans ses tweets, Donald Trump met également un point d'honneur à continuer de critiquer de façon régulière la politique menée par son prédécesseur Barack Obama.

"Ne croyez pas les grands médias (de fausses informations). La Maison Blanche fonctionne TRES BIEN. J'ai hérité d'un BAZAR que je suis en train de régler", se défend-il le 18 février après ses premières semaines en fonctions.

C'est aussi par le biais de Twitter qu'il lance une bombe, le 4 mars, accusant Barack Obama de l'avoir mis sur écoute pendant la campagne. 

"Terrible! Je viens de découvrir qu'Obama m'avait 'mis sur écoute' à la Trump Tower juste avant la victoire. Rien trouvé. C'est du maccarthysme!", accuse le milliardaire, évoquant un nouveau "Watergate", mais sans jamais fournir aucune preuve que son prédécesseur Barack Obama ait effectivement mis son immeuble de Manhattan sur écoute. 

> Justification de sa politique et autosatisfaction

Le 3 février, Donald Trump cherchait à justifier son décret d'interdiction d'entrée dans le pays aux ressortissants de plusieurs pays à majorité musulmane. Un décret plusieurs fois bloqué par la justice. "Nous devons laisser 'le diable' hors de notre pays !", écrivait le président américain. 

"Où va notre pays quand un juge peut bloquer une interdiction de voyager édictée par le département de la Sécurité intérieure et que n'importe qui avec de mauvaises intentions peut entrer aux USA?", regrette-t-il dans la foulée, après que le décret a été bloqué.

Le président américain garde un oeil sur les sondages, souvent mauvais. Alors que son impopularité bat des records, Donald Trump relaie les enquêtes d'opinion plus flatteuses.