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Le Venezuela ordonne la fermeture de sa frontière avec la Colombie dans la zone de Cucuta

Juan Guaido, reconnu président par intérim du Venezuela par une cinquantaine de pays. (Photo d'illustration)

Juan Guaido, reconnu président par intérim du Venezuela par une cinquantaine de pays. (Photo d'illustration) - Federico Parra - AFP

Caracas a ordonné la fermeture de la frontière, alors que l'opposant politique et président par intérim Juan Guaido se trouvait en Colombie.

Le gouvernement du Venezuela a ordonné ce vendredi la fermeture de la frontière avec la Colombie dans l'Etat de Tachira (ouest), voisin de la ville colombienne de Cucuta depuis laquelle l'opposant Juan Guaido entend diriger les livraisons d'aide humanitaire.

"En raison des menaces sérieuses et illégales proférées par le gouvernement de Colombie contre la paix et la souveraineté du Venezuela, le gouvernement a pris la décision d'une fermeture totale temporaire" de tous les ponts qui relient les deux pays dans l'Etat de Tachira, a tweeté la vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodriguez.

"La normalité aux frontières sera rétablie quand les actes grossiers de violence contre notre peuple et notre territoire seront sous contrôle", a-t-elle ajouté.

Un pont bloqué depuis début février par l'armée vénézuélienne

Trois ponts enjambant le fleuve Tachira, qui sépare le Venezuela de la Colombie, sont actuellement ouverts à la circulation dans l'Etat du même nom, parmi lesquels le pont Simon Bolivar, dans la ville de San Antonio, une voie de passage très fréquentée par les piétons. Un quatrième, le pont de Tienditas qui relie le Venezuela à Cucuta, est bloqué depuis début février par l'armée vénézuélienne, fidèle au régime de Nicolas Maduro.

Juan Guaido, reconnu par une cinquantaine de pays comme président par intérim du Venezuela, est arrivé à Cucuta vendredi malgré un ordre judiciaire lui interdisant de quitter son pays, et a assisté à un concert de soutien à l'opposition. Il a fixé à samedi le Jour J pour l'entrée de l'aide humanitaire envoyée des Etats-Unis qui s'accumule depuis le 7 février dans des entrepôts de Cucuta.

Il n'a pas précisé quand, ni comment il comptait regagner le Venezuela, où il risque d'être arrêté pour avoir violé l'interdiction de sortie décrétée par la justice fidèle au régime.

Liv Audigane avec AFP