BFMTV

Brésil: "plus on me persécute, plus je monte dans les sondages", estime Lula

Luiz Inácio Lula da Silva le 25 janvier 2018 lors d'un meeting à São Paulo

Luiz Inácio Lula da Silva le 25 janvier 2018 lors d'un meeting à São Paulo - Nelson Almeida-AFP

L'ancien président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a affirmé ce samedi être sûr de gagner la présidentielle d'octobre au premier tour, estimant que les persécutions dont il dit faire l'objet ont un effet positif sur sa cote dans les sondages.

Lula s'est exprimé grâce à un système de vidéoconférence au cours d'un débat sur la faim en Afrique, auquel il comptait initialement se rendre, organisé au siège de l'Union africaine à Addis Abeba en marge d'un sommet de l'organisation continentale prévu dimanche et lundi.

Empêché de quitter le Brésil par un juge

Mais jeudi, alors qu'il s'apprêtait à partir en Éthiopie pour cette conférence co-organisée par l'UA et la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), Lula, candidat favori de l'élection présidentielle d'octobre, a été empêché de quitter le Brésil par un juge fédéral qui a ordonné la confiscation de son passeport.

"Ils ne veulent pas que je sois candidat, parce qu'au plus ils m'accusent et au plus ils me persécutent, au plus je monte dans les sondages d'opinion", a assuré l'ancien président, semblant faire référence aux médias et aux élites brésiliennes, qu'il accuse souvent d'ourdir un complot contre lui.

"Mes chances de gagner l'élection sont absolues"

"Ils savent que si je suis candidat (...), mes chances de gagner l'élection au premier tour sont absolues", a déclaré Lula aux participants à la conférence, dont le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, assurant être "désolé de ne pas être avec vous".

Mercredi, un tribunal de Porto Alegre avait confirmé que Lula était coupable de corruption passive et de blanchiment d'argent pour avoir accepté un triplex en bord de mer de la part d'une entreprise de construction. La cour d'appel a également aggravé sa peine de prison d'un tiers, à douze ans et un mois, tout en le laissant libre en attendant les recours que sa défense devrait déposer. Trois avocats avaient déposé une demande, à titre individuel, de retrait du passeport de Lula, invoquant le risque que l'icône de la gauche brésilienne fuie à l'étranger après l'échec de son appel la veille.

C.H.A. avec AFP