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Un automobiliste français sur trois jette ses déchets par la fenêtre de sa voiture

Un gobelet jetable négligemment jeté sur une route à Londres en janvier 2018. (Photo d'illustration)

Un gobelet jetable négligemment jeté sur une route à Londres en janvier 2018. (Photo d'illustration) - BEN STANSALL / AFP

Une récente étude publiée à la veille du grand chassé-croisé des vacances d'été révèle qu'un Français sur trois abandonne ses déchets par la fenêtre de sa voiture.

En France, les bords de routes jonchés de mouchoirs, de mégots de cigarettes, de restes d'aliments, de chewing-gum et autres sachets en plastique font désormais partie du paysage. Et pour cause, un tiers des automobilistes français reconnaît jeter ses déchets par la fenêtre de son véhicule, révèle une récente étude Ipsos sur les pratiques environnementales des Français sur la route des vacances, commandée par les autoroutes Vinci

Pour se déculpabiliser, les Français minimisent leur geste. L'étude montre qu'un Français sur cinq, soit 18 % d'entre eux, estime que jeter un mégot par la fenêtre d’une voiture est un geste sans conséquences graves. 20% d'entre eux considère également qu'il est sans gravité de jeter sur la route des emballages alimentaires.

Un geste minimisé

L'étude révèle plus généralement que la pratique du tri a tendance à nettement se relâcher lorsque les Français partent en vacances, puisqu’ils ne sont plus que 67% à trier leurs déchets sur les aires d’autoroutes, soit 22 points de moins que dans la vie quotidienne. Et ce, bien que les aires d'autoroutes soient équipées de trieurs. 

"Sur une section d’autoroute entre Aix-en-Provence et Marseille, nous avons comptabilisé jusqu’à 200 mégots par kilomètre et par jour, détaille la responsable du développement durable de Vinci Autoroutes, Bernadette Moreau, au Parisien. C’est d’autant plus effrayant que cette région est particulièrement exposée aux risques d’incendie".

Pourtant, dans leur majorité, les Français ont bien conscience des conséquences des jets de déchets sur la route. Ils considèrent à au moins 70% que ce geste augmente de façon extrêmement importante le risque de dégradation du paysage, de pollution de l’eau et des sols, d’exposition à la circulation du personnel ramassant les déchets, ou d’accidents pour d’autres véhicules. Dans le Sud-Est, cela aggrave même le risque d'incendie.
Jeanne Bulant