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SNCF: inquiétudes autour de la fermeture des guichets dans les gares parisiennes

Avec le développement de la vente en ligne et des distributeurs automatiques, de moins en moins de guichets sont ouverts dans les gares parisiennes. Une situation dénoncée par les syndicats.

Les gares en régions ne sont pas les seules concernées. À Paris aussi le nombre de guichets SNCF tend à diminuer chaque année. Pour les voyageurs, il devient de plus en plus difficile de trouver des agents pour acheter des billets, ces derniers étant remplacés par des distributeurs automatiques et la vente en ligne.

Rien qu’en gare de Lyon, pas moins de 16 guichets ont été supprimés cet été. Seulement voilà, certains usagers continuent de se rendre en gare pour réaliser certaines opérations. Résultat, les files ont parfois tendance à s’allonger et les voyageurs, même titulaires de cartes prioritaires, sont obligés de prendre leur mal en patience :

"Les guichets ouvrent de plus en plus tard et ferment de plus en plus tôt et on s’adresse à des machines. On habitue les gens au phénomène. […] C’est une réalité. On a tous des cartes ‘Grand voyageur’. On est prioritaire mais tout le monde est prioritaire donc on fait la queue", raconte Éric, venu modifier sa correspondance gare de Lyon.

Les syndicats opposés à la suppression des guichets

De leur côté, les syndicats dénoncent la politique de la SNCF qui n’est pas de nature, selon eux, à rassurer les usagers:

"Quand vous êtes à 23 heures en gare de Corbeil, vous êtes bien content de voir des cheminots. Quand vous êtes une femme dans un train de banlieue, vous êtes bien contente de voir des cheminots. Les voyageurs veulent des êtres humains en gare, dans les trains et derrière les guichets", assure Fabien Villedieu, délégué syndical SUD RAIL.

"Un voyageur sur deux commande son billet par internet"

Invité ce matin sur RMC et BFMTV, le patron de la SNCF, Guillaume Pépy, a défendu la suppression des guichets en gares, arguant qu’il "y a un voyageur sur deux qui commande son billet par internet, y compris pour des petits trajets TER". Par ailleurs, il a pointé du doigt le coût de fonctionnement des guichets, bien supérieur à celui de la vente en ligne :

"Qui paye? C’est 70% de cette dépense qui est payée par les impôts. Donc, si ce n’est pas le client qui paye, ce sont les impôts. Et ceux qui gèrent les impôts, c’est-à-dire les régions, font très attention à cela et elle nous disent qu’elles vont regarder au cas par cas", a-t-il expliqué.

Enfin, Guillaume Pépy a encouragé les voyageurs a contacté le "3635". "Je crois que tout le monde à un téléphone en France, soit un fixe, soit un portable. […] Vous avez un vendeur au téléphone au 3635. Et si vous n’avez pas de billet électronique parce que vous n’avez pas internet, il y a un truc qui s’appelle La Poste qui existe depuis 200 ans grâce à laquelle vous pouvez vous faire envoyer votre billet".

P.L avec BFM Paris