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Guillaume Pepy: "SNCF Réseau a besoin d'embaucher 1000 personnes" d'ici la fin de l'année

À partir de 2020, la SNCF n'embauchera plus au statut de cheminot. D'ici là, la compagnie a tout de même un besoin de main-d'œuvre à combler. Invité sur BFMTV-RMC, Guillaume Pepy a annoncé que 1000 postes et 3500 en apprentissage, sont encore à pourvoir d'ici la fin de l'année 2018.

Prévu par la réforme du ferroviaire, la disparition du cheminot interviendra en 2020 mais seulement pour les nouveaux entrants. "Tous ceux qui ont le statut, ils le gardent", a rappelé le patron de la SNCF Guillaume Pepy invité de BFMTV-RMC ce vendredi.

L'État et les partenaires sociaux vont plancher sur une nouvelle convention collective du ferroviaire. La SNCF doit également formuler un accord d'entreprise. "Ce sera du haut niveau, pas du dumping social", a assuré Guillaume Pepy.

1000 postes à pourvoir d'ici la fin de l'année

La SNCF compte 150.000 salariés consacrés au train. Avec les gains de productivité, notamment avec l'apport de nouvelles machines, la compagnie supprime environ 2000 postes par an. "Ces postes supprimés je les assume", a déclaré Guillaume Pepy, car cela fait partie des moyens, parmi d'autres, de réduire les coûts et de faire baisser le prix du billets de trains, selon lui.

L'année prochaine, la SNCF va embaucher 4500 cheminots, qui seront donc encore au statut. Actuellement, la compagnie remplace trois départs à la retraite sur quatre. "On embauche beaucoup dans des métiers techniques", a souligné Guillaume Pepy.

Avant d'attaquer 2019, la compagnie a encore des postes à pourvoir cette année. "SNCF Réseau a besoin d'embaucher 1000 personnes", a annoncé Guillaume Pepy. Les offres sont disponibles via le site "emploi.sncf.com". La SNCF cherche également à recrute 3500 apprentis d'ici fin 2018.

Guichets peu fréquentés: un coût pour les régions

Interrogé sur la fermeture des guichets dans les gares, Guillaume Pepy a rappelé qu'"un voyageur sur deux commande son billet sur internet y compris pour les petits trajets TER".

"J'aime bien les petites gares, mais il faut qu'on se demande combien ça coûte", a-t-il poursuivi. Certains guichets coûtent plus cher à maintenir que ce qu'ils rapportent en recettes. Dans ce cas, ce sont les régions qui les financent et donc les impôts des contribuables. "Les régions vont regarder au cas par cas" concernant la fermeture des guichets.

Le patron de la SNCF a rappelé que les usagers peuvent contacter le 3635 par téléphone pour commander leur billet. Ils ont ensuite la possibilité de se le faire envoyer par la poste.

J.-C.C.