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Bientôt des voies réservées aux bus, taxis et transports partagés sur l’A12 et l’A3

La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a annoncé que les taxis et les bus pourraient prochainement emprunter des voies spéciales sur les deux axes. Les VTC et les automobilistes pratiquant le covoiturage devraient également pouvoir profiter de ces voies à l'avenir.

C’est une mesure qui vise à fluidifier le trafic. Comme sur l’A1 et l’A6, des voies des autoroutes A12 et A3 seront bientôt réservées aux taxis, aux bus et, dans un second temps, aux transports partagés.

La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a précisé que les taxis et les bus pourront bientôt rouler sur les bandes d’arrêt d’urgence qui seront transformées en voies spéciales dès la mi-septembre sur l’A12 et en décembre sur l’A3.

Une mesure étendue aux VTC et covoitureurs?

À terme, ces voies pourraient également être réservées aux automobilistes pratiquant le covoiturage ainsi qu’aux VTC. Une mesure applaudie par les acteurs concernés :

"Tout ce qui peut favoriser notre travail peut être une bonne initiative. Car nous restons acteurs de la mobilité des Français. Après, il faut voir comment cela va se faire exactement", explique Sayah Baaroun, secrétaire générale du syndicat des chauffeurs privés VTC.

"Je trouve que c’est une bonne idée car depuis la loi Grandguillaume qui nous contraint à passer un examen aussi dur que ceux des taxis, on est pas du tout égalitaire à ce niveau-là. Donc cela va nous faciliter certains accès et ce serait bien que ce soit étendu à Paris, aux voies de bus…", affirme pour sa part Jérôme, chauffeur VTC.

"C'est une très bonne initiative"

Même son de cloche pour, Mustapha, également chauffeur VTC, qui assure qu’il y a "pas mal de clients" qui préfèrent encore prendre un taxi pour aller à l’aéroport car ils savent qu’ils "ont le droit aux voies de bus".

De son côté, Nicolas Brusson, co-fondateur de Blablacar se félicite lui aussi de cette nouvelle mesure: "C’est une très très bonne initiative car on s’attaque au réel problème qui est l’autosolisme, les gens seuls en voiture. En Ile-de-France, il y’a 1,1 personne par voiture, donc elles sont quasiment vides. C’est ça le réel problème, et pas la voiture. Ça a déjà été fait dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis où cela fait plusieurs années qu’il y a les fameuses car-pool lane, les lignes de covoiturage qui fonctionnent très bien et sont vérifiées. Ça fluidifie le trafic. […] L’avenir, ce n’est pas 'pas de voiture', c’est évident que la voiture va rester. L’avenir c’est la voiture partagée".

P.L avec BFM Paris