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Rhinos, ours, éléphants, tigres: quel bilan pour les espèces menacées?

Un ours polaire au cape Churchill, Canada, un pays où il peut encore être chassé.

Un ours polaire au cape Churchill, Canada, un pays où il peut encore être chassé. - -

Au terme de 10 jours de négociations, la convention sur le commerce international des espèces menacées (Cites) de Bangkok ferme ses portes. Avec quel bilan?

Rhinos, ours, éléphants, tigre, grenouille, diable de Tasmanie… la survie de nombreux animaux en danger a été abordée lors de la convention sur le commerce international des espèces menacées (Cites) 2013. Si 35.000 espèces menacées sont recensées, 300 nouvelles y ont été ajoutées cette année. Objectif: les protéger et éviter leur disparition. Tour d'horizon des avancés (ou non) de cette convention en matière de biodiversité.

> Sauver le tigre de Tasmanie? Trop tard

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Le tigre de Tasmanie est officiellement sorti des espèces menacées puisqu'il est mort. Au total, cinq espèces sont sortis de la liste (qui en comprend 35.000). Ainsi, le tigre de Tasmanie, le wallaby à queue cornée, le bandicoot-lapin à queue blanche, kangourou-rat du désert, le bandicoot à pieds de porc et la roussette d'Okinawa ont disparu.

C'est une des premières fois que la Cites retire autant d'espèces éteintes de ses listes. "Il va probablement y en avoir d'autres", a commenté David Morgan, scientifique de la Convention.

> Statu quo pour d'éléphant, le rhinocéros et l'ours

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Le braconnage des éléphants et des rhinocéros, deux espèces dont le commerce international est déjà interdit, sauf exception, a atteint de sinistres recors ces dernières années. "Ces tendances pourraient menacer la survie des espèces elles-mêmes", a commenté John Scanlon, secrétaire général de la Cites.

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Il note également l'implication de plus en plus grande du "crime organisé" dans le trafic d'ivoire et de cornes, dont la Thaïlande est l'une des plus importantes plaque tournantes. Cette année encore, le sort du rhinocéros et de l'éléphant (d'Asie ou d'Afrique) n'a pas été statué.

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Pas d'accord non plus sur l'ours polaire. Après des débats houleux, la proposition des Etats-Unis soutenue par la Russie a été rejetée. Elle visait à en interdire l’exportation de produits issus de l’ours dont le chasse commerciale est encore autorisé au Canada. "Une interdiction affecterait notre capacité à acheter de quoi vivre, à vêtir nos enfants, a fait valoir Terry Audla, représentant des peuples indigènes de l’Arctique canadien. Nous devons protéger nos moyens de nous nourrir et la vente des produits d’ours polaires nous permet de subsister."

> Le diable de Tasmanie: le prochain sur la liste

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Parmi les autres espèces en danger: le diable de Tasmanie inquiète. Ce marsupial n'est pas victime de sur-chasse ou de dérèglement climatique mais a été frappé par un cancer contagieux de la face. L'espèce y a perdu 90% de sa population.

> La protection des requins: LA bonne nouvelle de la Cites

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Il aura fallu attendre le dernier jour de la convention sur le commerce international des espèces menacées pour qu'une réelle avancée soit remarquable. Les 178 pays ont classé cinq espèces de requins sur la liste des animaux menacés à protéger.

Dans les dix-huit mois, la pêche de requin océanique à pointe blanche (ou requin longimane), de trois requins-marteaux (halicorne, grand et lisse), du requin-taupe ainsi que des raies mantas sera contrôlée et les pays exportateurs seront tenus de délivrer des permis d'exportation. Les négociations au sujet du requin avcaient échouée de peu lors de la dernière convention.

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