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Violences à Paris: des gilets jaunes demandent "des comptes" à l'exécutif

Des gilets jaunes réunis sur une zone commerciale.

Des gilets jaunes réunis sur une zone commerciale. - Jean-Pierre Clatot - AFP

Après le 18ème samedi de mobilisation, des gilets jaunes s'adressent, ce dimanche, à l'exécutif.

Thierry-Paul Valette, co-fondateur des "Gilets jaunes citoyens", a annoncé avoir demandé "audience" à Emmanuel Macron, "une réunion de crise", pour obtenir "des acquis conséquents pour les gilets jaunes et les citoyens".

"Nous demandons par ailleurs des comptes concernant le laisser aller manifeste avec les Black Blocs qui ont saccagé les Champs-Élysées", indique-t-il. "Nous ne sommes ni des parias ni des terroristes et avons le droit à toute la considération de la République, plus précisément celle d'Emmanuel Macron !", a-t-il écrit dans un communiqué.

Thierry-Paul Valette a lancé le 1er février sa propre liste européenne "Rassemblement gilet jaune citoyen" pour porter "la voix des sans voix".

Un "mal-être profond"

Autre représentant des gilets jaunes, Hayk Shahinyan, président fondateur du Mouvement alternatif citoyen (MAC), a lui demandé "sans délai la démission du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner pour inaptitude à la fonction".

"Le mal-être profond ne se résoudra ni par la répression, ni par l'interdiction de manifester, ni par un appel au calme, mais par de véritables mesures politiques", déclare-t-il, condamnant "les violences de tous ceux qui se servent d'une mobilisation sociale pour commettre des actes inacceptables".

Emmanuel Macron a estimé samedi soir que "tous ceux qui étaient là se sont rendus complices" du saccage des Champs-Elysées, dans un communiqué.

"Je veux qu'on analyse les choses, et que, dans les meilleurs délais, on puisse prendre des décisions fortes, complémentaires, pour que cela n'advienne plus", a affirmé le chef de l'Etat. 

Une réunion est prévue ce dimanche après-midi à Matignon avec Christophe Castaner et le secrétaire d'Etat Laurent Nuñez, pour évoquer les "décisions fortes" demandées par Emmanuel Macron.

Clément Boutin avec AFP