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Un millier de gilets jaunes pour une marche en banlieue parisienne, quelques échauffourées

Un millier de personnes ont défilé en Seine-Saint-Denis ce samedi.

Un millier de personnes ont défilé en Seine-Saint-Denis ce samedi. - BFMTV

Environ un millier de personnes ont défilé en Seine-Saint-Denis ce samedi pour une marche intitulée "Les gilets jaunes en banlieue, Acte I".

Environ un millier de personnes ont défilé en Seine-Saint-Denis samedi pour une marche intitulée "Les gilets jaunes en banlieue, Acte I", une manifestation qui s'est terminée à Bobigny par quelques échauffourées avec les forces de l'ordre. Les manifestants s'étaient donné rendez-vous au Stade de France à Saint-Denis pour converger ensuite vers la préfecture de Bobigny en passant par plusieurs cités de banlieue parisienne, comme les 4000 à La Courneuve.

Un millier de gilets jaunes accompagnés de quelques membres du collectif "Antifa Paris banlieue" ont défilé, reprenant des slogans anticapitalistes. Certains manifestants ont ouvert la marche avec une banderole "ni oubli ni pardon 2005-2019" en référence à la date de la mort de Zyed et Bouna, décédés dans un transformateur électrique à Clichy-sous-Bois en 2005 alors qu'ils fuyaient la police. Leur mort avait déclenché une vague de révolte dans les banlieues.

"Personne ne doit se sentir exclu"

"Ca fait un moment qu'on a décidé d'aller en banlieue", explique Natalia Gimeno, l'une des organisatrices de l'événement. "J'ai fait le tour de plusieurs quartiers de banlieue et à chaque fois, les gens nous ont dit qu'ils étaient prêts à nous rejoindre mais que c'était à nous de mobiliser", ajoute-t-elle. "Alors nous sommes là, pour dire aux habitants des banlieues, marchons main dans la main".

Priscilla Ludowski, l'une des figures des gilets jaunes était présente en soutien. "Le mouvement concerne tout le monde et personne ne doit se sentir exclu", assure-t-elle. "Pourquoi pas profiter de ce mouvement social qui dure depuis sept mois pour parler des problèmes des banlieues ?", interroge-t-elle. "La question des violences policières concerne aussi beaucoup les banlieues".

Des tensions en fin de cortège

La manifestation s'est déroulée dans le calme jusqu'à Drancy, quand une compagnie de CRS qui bloquait la route a été prise à partie par des manifestants. Les forces de l'ordre ont répondu par du gaz lacrymogène aux jets de pierres et de bouteilles.

A l'approche de la préfecture de Seine-Saint-Denis, de nouvelles échauffourées ont éclaté et les CRS ont à nouveau fait usage de gaz lacrymogène. Des policiers à moto ont ensuite chargé pour disperser la foule. Un centre des finances publiques a également été visé par une poignée de manifestants qui ont brisé la vitrine à coups de pierres.

Quelques manifestants ont toutefois pu se réunir sur le parvis de la préfecture de Bobigny vers 17H00, dans le calme.

Clément Boutin avec AFP