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Revivez le direct de Bourdin & Co du 6 mars

De 7h à 9h suivez en direct la matinale de Jean-Jacques Bourdin sur RMC.fr

De 7h à 9h suivez en direct la matinale de Jean-Jacques Bourdin sur RMC.fr - -

Ce mercredi matin sur RMC, Jean-Jacques Bourdin est revenu sur l’accord sur l’emploi que des députés socialistes veulent amender, avec Jean-Marc Germain. Maurice Lemoine a levé le voile sur la situation au Venezuela au lendemain de la mort d’Hugo Chavez. Agnès Delrieu a fait le point sur ce qu’on sait et les risques potentiels de la cigarette électronique. L’économiste Marc Touati a exprimé ses inquiétudes sur le poids de la dette, et Danièle Karniewicz s’est dite pessimiste sur l’aboutissement de la réforme de la complémentaire retraite.

Invités, témoignages, débats... retrouvez ici tous les moments forts de Bourdin & Co ce mercredi sur RMC :

9h : Merci à tous d’avoir suivi le live de Bourdin & Co ce matin, n’hésitez pas à poursuivre les débats en réagissant ci-dessous ! Rendez-vous demain dès 7h !

8h35 : François Fillon est l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV. L'ancien Premier ministre considère que des primaires UMP pour 2017 sont « incontournables », estimant être « sur la même ligne » que Nicolas Sarkozy qui réfléchirait à se représenter. Le député de Paris a aussi annoncé qu’il votera l’accord sur l’emploi et se dit favorable à l'interdiction des parachutes dorés.

8h25 - C'est l'heure du Parti Pris, la chronique de Véronique Jacquier : Hollande réussit ce que la droite de Sarkozy a raté !

Maurice Lemoine, ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique et auteur de «Chavez Presidente !»

Agé de 58 ans, Hugo Chavez, le président vénézuélien, est mort dans la nuit de mardi à mercredi d’un cancer. Retour sur la vie mouvementée d'un chef d'État devenu une légende pour son peuple, à l’origine d’une réduction drastique de la pauvreté pendant ses 14 ans de pouvoir à grands coups de programmes sociaux, mais aussi très critiqué pour ses atteintes aux Droits de l’Homme et sa conception centralisée du pouvoir. Maurice Lemoine, ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique et auteur de Chavez Presidente ! était en direct ce matin sur RMC.

8h24 - Maurice Lemoine : « Maduro a été désigné par Chavez pour lui succéder. Tout laisse penser qu'il va gagner ».

8h24 - Maurice Lemoine : « Les revenus des plus pauvres ont augmenté, mais les revenus des plus riches n'ont pas bougé. La classe moyenne n’a absolument rien perdu. On est dans un affrontement idéologique : Chavez a redirigé les revenus pétroliers vers les plus pauvres, et ça a perturbé ».

8h23 - Maurice Lemoine : « Chavez a montré qu’avec de la volonté politique, on peut avoir des résultats. Le Mexique aussi a du pétrole, mais il n'a pas réduit la pauvreté. Avant Chavez, on était à 60% de pauvreté, on est à 27,8% aujourd’hui. Autre exemple : les Vénézuéliens les plus pauvres bénéficient de 1 600 petits supermarchés où ils ont accès aux produits de première nécessité, subventionnés, 30% moins chers. En France, la réponse, ce sont les Restos du cœur ! Là bas, on a simplement réintroduit l’Etat là où on en est à faire de la charité ».

8h21 - Maurice Lemoine : « Le Venezuela n’a rien à voir avec l’URSS. C’est une sortie du néolibéralisme, mais de façon démocratique ».

Danièle Karniewicz, négociatrice pour le syndicat CFE-CGC

Syndicats et patronat doivent trouver un accord d’ici demain jeudi sur le financement des régimes de retraite complémentaire du secteur privé, pour que les revalorisations puissent intervenir dès le 1er avril. L’un des enjeux est de savoir si les retraités vont devoir participer à l’effort pour combler le déficit de ces régimes, qui atteint désormais 4,5 milliards d’euros. Le Medef suggère que les pensions des retraités soient revalorisées, comme chaque année, mais moins que l’inflation, ce qui entraînerait une baisse du pouvoir d’achat.

8h17 – Danièle Karniewicz : « S’il n’y a pas d’accord, on applique les règles actuelles et on continue à creuser le déficit ».

8h16 – Danièle Karniewicz : « Le Medef va toucher les classes moyennes. Si on touche moins les petites retraites, on touche plus les classes moyennes, il faut répartir l’effort ».

A propos de l’augmentation de la durée de cotisation :
8h15 – Danièle Karniewicz : « C’est d’abord au gouvernement de bouger l’âge de départ pour la retraite de base, c’est un socle, et les retraites complémentaires pourraient suivre ».

8h14 – Danièle Karniewicz : « Le Medef ne veut pas augmenter les cotisations mais préfèrerait baisser les retraites, ou plutôt désindexer les pensions sur l’inflation. La proposition des employeurs, c’est d’enlever des retraites un point de l’inflation, pendant cinq ans. Ce qu’il faut, c’est demander un effort aux retraités, mais acceptable par rapport au niveau de vie, et un peu aux entreprises, mais c’est très difficile à obtenir aujourd’hui ».

8h13 – Danièle Karniewicz : « On va tout faire pour trouver un accord d'ici demain, mais il y a des points de blocage importants ».

Marc Touati, économiste

Auteur du Dictionnaire Terrifiant de la dette, Marc Touati affirme que pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, la dette publique de la France va être égale à sa richesse, soit 100% de son PIB. L’économiste craint qu’à force de s’endetter pour payer sa dette, celle-ci finisse par exploser. Il appelle les politiques, de l’extrême-droite à l’extrême-gauche, à prendre conscience des enjeux et à « se retrousser les manches ».

7h57 – Marc Touati : « Il faut qu’on retrouve du bon sens économique pour comprendre que la dépense publique, c’est 56% de notre richesse. Ça n’existe nulle part ailleurs, à part dans les pays scandinaves ».

7h55 – Marc Touati : « Ce n’est plus une crise économique, mais une crise sociale, avec 27% de chômage des jeunes. Il faut restaurer la croissance, baisser la pression fiscale. Il faut baisser les dépenses de fonctionnement de l’Etat. On ne peut pas demander aux Français de se serrer la ceinture quand les dépenses augmentent de 10 milliards par an ».

7h54 – Marc Touati : « Près de 70% de notre dette publique est détenue par des investisseurs étrangers ».

7h53 – Marc Touati : « Le plus grave, c’est que chaque année, depuis 6 ans, on n’a même pas assez de croissance pour payer rien que les intérêts de la dette ».

Jean-Marc Germain, secrétaire national du PS à l’emploi et rapporteur du texte sur la sécurisation de l’emploi

Mardi, entre 9 000 et 30 000 personnes ont manifesté à Paris (jusqu’à 200 000 dans toute la France, selon les syndicats) contre l’accord sur l’emploi négocié entre les partenaires sociaux et qui doit être présenté ce mercredi en Conseil des ministres. L’aile gauche du PS, FO et la CGT ainsi que le Front de gauche ne veulent pas en entendre parler. Jean-Marc Germain, député socialiste des Hauts-de-Seine et rapporteur du texte sur la sécurisation de l’emploi, souhaite que les députés fassent leur travail d’amendement et, sans renier le texte proposé par les partenaires sociaux, le complètent.

A propos de l’amnistie sociale :
7h49 - Jean-Marc Germain : « Je souhaite que le texte soit amélioré pour être plus restrictif, mais a priori je voterai le texte. Bien évidemment, ça ne peut pas concerner des violences physiques ou contre les forces de l’ordre ».

A propos de la réforme de la complémentaire santé, contenue dans l'accord :
7h48 - Jean-Marc Germain : « Ça va coûter 4 fois moins cher pour les salariés, 25 euros au lieu de 100, c’est très important ».

A propos de la mobilité, qui pourra être imposée au salarié par la direction de l’entreprise. Sur RMC, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, avait menacé de porter plainte devant l'Organisation internationale du travail (OIT) contre certains points de cette mesure s'ils étaient conservés.
7h46 - Jean Marc Germain : « Je souhaite que le débat parlementaire puisse mettre des limites géographiques. S’il s’agit d’aller de Lille à Perpignan sans préavis, ce n'est acceptable pour personne. Il faudra y réfléchir. Les partenaires sociaux ont essayé de négocier et s’y sont cassé les dents. Dans l’accord, le salarié pouvait être licencié pour faute personnelle, et Michel Sapin a changé ce point dans le texte qui sera présenté ce mercredi. Le ministre a répondu aux inquiétudes des organisations syndicales, légitimes ».

7h43 - Jean-Marc Germain : « Dans le texte, les syndicats ont exigé que les efforts soient partagés dans l’entreprise. S’il y a des baisses de salaire, ça devra être partagé aussi par les cadres dirigeants, et avec des efforts des fonctionnaires. Et il faut que dès que ça va mieux, ça aille mieux pour tout le monde ».

7h25 - C'est l'heure des Coulisses de la politique, la chronique de Jean-François Achilli : Sarkozy dans Valeurs Actuelles, le retour ou le… recours ?

Agnès Delrieu, médecin tabacologue et coordinatrice d'une l’enquête sur la e-cigarette

Mal connues, les cigarettes électroniques, ou e-cigarettes, pourraient présenter des dangers. Marisol Touraine, la ministre de la Santé, a demandé une enquête à l’Office français de lutte contre le tabagisme afin de connaître sa réelle utilité et savoir si elle est totalement inoffensive. Elle doit rendre ses conclusions au mois d’avril.

7h24 - Agnès Delrieu : « C’est vrai qu’il y a de la nicotine, des produits toxiques, mais elle est toujours moins dangereuse qu’une cigarette. Le problème, c’est que fumer une e-cigarette, c'est tirer 200 à 300 bouffées par jour de propylène glycol, personne ne sait s’il y a des conséquences à long terme, d’où l’objet de notre enquête ».

7h24 - Agnès Delrieu : « C’est un produit qui arrive de Chine, de grande consommation et donc contrôlé comme tel, qui n’est ni un produit du tabac ni un médicament ».

7h22 - Agnès Delrieu : « L’e-cigarette n’est pas faite pour arrêter de fumer. La nicotine arrive dans votre cerveau presque aussi vite que celle d’une cigarette. Le bienfait, ce sont les 4 000 autres substances qui sont déjà dans les cigarettes, comme le goudron, et qu’on ne trouve pas dans la e-cigarette ».

7h20 - Agnès Delrieu : « On y trouve parfois de la nicotine sous forme liquide, il peut y en avoir ou pas. Cette nicotine est dans un liquide qui fixe les arômes, dont le propylène glycol, par exemple utilisé dans les discothèques pour faire de la fumée. Il est déclaré non-cancérigène, et il y en a déjà dans les cigarettes ».

Mathias Chaillot