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Trois mosquées fermées en France depuis la semaine dernière, annonce Cazeneuve

Bernard Cazeneuve annonce la fermeture de trois mosquées.

Bernard Cazeneuve annonce la fermeture de trois mosquées. - Alain Jocard - AFP

Trois mosquées ont été fermées, dont deux "provisoirement", a annoncé Bernard Cazeneuve mercredi. A Lagny-sur-Marne, trois associations cultuelles ont été dissoutes.

Trois mosquées ont été fermées depuis la semaine dernière, dont celle de Lagny-sur-Marne, visée mercredi par une vaste opération de police, annonce Bernard Cazeneuve.

Les deux autres mosquées concernées, fermées la semaine dernière, se trouvent à Lyon et à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), a ajouté Bernard Cazeneuve. Leur fermeture est "provisoire", le temps que durera de l'état d'urgence, comme le prévoit l'article 8 de la loi de 1955 modifiée.

Et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a promis "la "dissolution définitive, en Conseil des ministres et dans les meilleurs délais, des trois associations pseudo-cultuelles concernées" à Lagny, en Seine-et-Marne.

Lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale mercredi, Bernard Cazeneuve a aussi évoqué un cas à Nice, mais il s'agit là non pas d'une mosquée mais de "quatre salles de prière clandestines", a précisé son entourage.

34 imams expulsés en 2015

A Lagny-sur-Marne, en Seine-et-Marne, des perquisitions ont "conduit à la notification de 22 interdictions de sortie du territoire", "à neuf mesures d'assignation à résidence d'individus radicalisés", ainsi qu'à la saisie d'un revolver 9 mm "chez un individu qui a été aussitôt placé en garde à vue".

"De telles mesures de fermeture de mosquées pour motif de radicalisation (...) n'avaient jamais été prises auparavant par aucun gouvernement, y compris en 2005 pendant l'état d'urgence" lié aux émeutes dans les banlieues", a aussi déclaré le ministre.

"Nous serons d'une fermeté totale contre tous ceux qui prêchent la haine en France", a réaffirmé devant l'Assemblée Bernard Cazeneuve, assurant que 65 imams ou prédicateurs avaient été expulsés depuis mai 2012, dont 34 pour la seule année en cours. Contre 19 sous le mandat de Nicolas Sarkozy (2017-2012), a-t-il tenu à préciser.