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Les catholiques français se réjouissent de pouvoir célébrer Pâques

Mardi, Jean Castex a confirmé que les messes de Pâques pourraient avoir lieu le week-end du 4 avril prochain, même dans les 16 départements astreints à des mesures renforcées.

Ce n'est pas encore le retour à la normale mais c'est déjà bien mieux que l'an passé où ils n'avaient pas pu fêter le rendez-vous le plus important du calendrier chrétien. Moyennant le respect d'un protocole sanitaire, d'une jauge réduite et des gestes barrières désormais habituels, les catholiques de l'Hexagone pourront cette fois célébrer Pâques et s'en réjouissent. Jean Castex, le Premier ministre, l'a confirmé mardi au cours d'un entretien accordé au Parisien. C'est ce que montrent leurs témoignages à nos micros et devant nos caméras dans un reportage diffusé ce mercredi matin.

Les catholiques allemands n'auront, eux, pas cette chance: les cérémonies religieuses ont été annulées pour le week-end de Pâques en raison de la situation sanitaire.

"C'est le soulagement"

Un an après avoir dû se contenter d'assister à la liturgie pascale devant leur télévision, les fidèles français pourront cette fois participer en chair et en os aux offices de Pâques, qui commémorent la Passion du Christ (le vendredi saint, le 2 avril cette année) et sa résurrection le troisième jour (dimanche 4 avril, cette année). Deux jeunes fidèles, rencontrés mardi soir par nos équipes devant l'église Saint-Léon dans le XVe arrondissement, ont dit leur satisfaction dès mardi soir.

"C’est le soulagement. Il y avait une inquiétude : est-ce que ça va être annulé? Est-ce que ça va être maintenu? Suivre la messe à la télévision n’a rien à voir avec le fait d’être présent en vrai pour assister à l’eucharistie", a déclaré le premier, le second glissant: "Ça permet d’être avec les autres, de pouvoir prier ensemble. En plus, c’est Pâques. C’est la messe la plus importante."

"La fête est avant tout intérieure"

Cependant, les églises devront continuer à observer une jauge réduite - les croyants ne pouvant s'asseoir qu'un rang sur deux par exemple - et le gouvernement a pris position contre les rassemblements familiaux à l'occasion du traditionnel déjeuner pascal. Le père Emmanuel Schwab, le prêtre de la paroisse Saint-Léon, a rappelé: "Chacun saura s’adapter pour que cette fête reste une fête ! Dans la vie chrétienne, la fête est avant tout quelque chose d’intérieur qui parle d’abord au cœur avant de s’extérioriser."

"L’an dernier, c’était vraiment extrêmement éprouvant! Communier le jour de Pâques, c'est un acte très fort pour les catholiques! Pouvoir cette année célébrer Pâques en se retrouvant avec toutes les précautions sanitaires évidemment c’est un grand bonheur", a marqué quant à lui monseigneur Matthieu Rougé, évêque de Nanterre auprès de notre antenne.

"Une expérience inédite"

Monseigneur Bruno Valentin, évêque auxiliaire de Versailles, a même voulu voir une opportunité dans ces circonstances particulières: " Peut-être que pour les croyants, ce sera l’occasion de découvrir cette fête avec une saveur qu’ils n’ont encore jamais connue". Il a expliqué:

"Habituellement beaucoup des offices de Pâques ont lieu le soir : le jeudi, le vendredi, le samedi. Là, à cause du couvre-feu, on va les faire à des horaires inhabituels et notamment la grande vigile pascale qui est le point d’orgue de l’année chrétienne aura lieu dans les paroisses à 6h du matin". "C’est une expérience inédite qui va permettre de vivre la liturgie pascale de manière originale", a-t-il ponctué.

Robin Verner
Robin Verner Journaliste BFMTV