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Nantes : le père retranché entame une grève de la faim

Serge Charnay en haut de sa grue, samedi après-midi.

Serge Charnay en haut de sa grue, samedi après-midi. - -

Toujours en haut d'une grue, sans vivres, Serge Charnay ne compte pas en rester là pour récupérer ses droits parentaux.

Il a passé sa deuxième nuit à quarante mètres de hauteur. Et Serge Charnay, qui veut défendre ses droits parentaux, n'entend pas en rester là dimanche matin. Retranché en haut d'une grue dans les anciens chantiers navals de Nantes, l'homme a décidé samedi soir d'entamer une grève de la faim, alors que la police empêche tout ravitaillement.

Serge Charnay n'a pas vu son fils depuis deux ans, à la suite d'une condamnation. Il s'est vu proposé par les négociateurs une possibilité d'audience pour réexaminer son dossier le 28 mars. Mais les négociations n'ont pas abouti.

"Trop souvent assimilés à des hommes violents"

Un plus tôt samedi, c'est sous les applaudissements que Nicolas Morano, un autre père de famille grimpé en haut d'une grue pour soutenir Serge Charnay, est redescendu.

Cet homme de 34 ans, séparé de ses deux enfants, a déclaré au sol regretter que les pères privés de leurs droits de garde ou de visite étaient "trop souvent assimilés à des hommes violents. Or ce qu'on a fait, c'est quelque chose de pacifique. Aujourd'hui, on a vu des coeurs et des ballons !", a-t-il noté.

Une journée nationale de manifestation pour les droits des pères est programmée mercredi à Nantes, ville du Premier ministre Jean-Marc Ayrault.