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Maxime Nicolle: "J'ai hâte de retourner à ma vie de simple citoyen"

GRAND ANGLE a enquêté sur cette figure populaire mais controversée des gilets jaunes et a rencontré Maxime Nicolle chez lui, en Bretagne.

Il est l'une des principales voix du mouvement des gilets jaunes. Maxime Nicolle, 31 ans s'est fait connaître avec ses Facebook Live rassemblant chaque semaine des dizaines de milliers d'internautes.

Théories complotistes

Derrière son écran, "Fly Rider" commente l'actualité, critique Emmanuel Macron ou les forces de l'ordre et motive ses supporters à la veille de chaque samedi de mobilisation. Mais ce jeune breton s'est aussi fait connaître pour soutenir des théories complotistes, notamment lors de l'attentat de Strasbourg ou concernant la banque Rothschild.

"Je ne me fie pas au média mainstream, je me fis à ce que les gens disent sur les groupes. On regarde ce qui se diffuse le plus et ce que les gens se posent le plus comme question et on essaye d'y répondre", explique-t-il à BFMTV.

Récemment, il a aussi fait parler de lui en publiant une vidéo où il menaçait de quitter la France:

"Si durant les deux semaines, il n'y a aucune avancée concrète financière envers le peuple qui souffre, (...) Je pars de ce pays, je fais une demande d'asile constitutionnel et je me battrais à l'extérieur, contre vous jusqu'à ce que j'en crève", avait-il lancé.

Adepte du système D

Ce jeune homme originaire de Dinan (Côtes-d'Armor) n'avait jusque-là jamais eu d'engagement associatif ou syndical. Père d'une petite fille, il est chauffeur intérimaire au chômage et touche moins de 500 euros d'allocations.

Pour joindre les deux bouts et poursuivre son implication dans le mouvement des gilets jaunes, ce dernier est adepte du système D, avec notamment le covoiturage. "Il y a pas mal de solidarité avec les gens", déclare-t-il devant notre caméra.

Retrouver la vie d'un "citoyen normal"

Jusqu'en novembre dernier, Maxime Nicolle ne s'était jamais fait remarquer. Aujourd'hui, il reçoit jusqu'à 70.000 messages par jour via les réseaux sociaux mais a "hâte de retourner à [s]a vie de simple citoyen normal", confie-t-il à BFMTV, avant d'ajouter: 

"Cela flatte l'ego au départ, mais c'est quelque chose qui prend beaucoup de temps." 

De sa place dans le mouvement à la vie "d'après", il s'est confié dans GRAND ANGLE, à découvrir en intégralité ce mercredi à 22h45 et 23h45 sur notre antenne.

Nicolas De Labareyre et Esther Paolini