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Voiture de police brûlée à Paris: quatre suspects seront présentés au juge samedi

Cinq personnes avaient été placées en garde à vue après l'attaque d'une voiture de police, en marge du rassemblement parisien des policiers. L'une d'elles a été relâchée sans charges. Les quatre autres seront présentées au juge samedi.

L'enquête se poursuit après l'attaque d'un véhicule de police mercredi à Paris. Cinq personnes ont été placées en garde à vue, alors qu'une enquête pour "tentative d'homicide volontaire" a été ouverte par le parquet de Paris. Elles sont soupçonnées d'avoir jeté des projectiles sur la voiture de deux fonctionnaires du Service des compagnies centrales de circulation et d'avoir lancé à l'intérieur un fumigène causant l'incendie. 

Ces cinq hommes sans emploi, âgés de 19 et 20 ans sauf un cinquième qui a lui 32 ans, habitent Paris. L'un d'eux, né en avril 1997, a été relâché sans charges, a-t-on appris vendredi. Les quatre autres seront présentés à un juge samedi matin. 

Sur les cinq hommes, quatre étaient déjà connus des services de police pour des faits de violence.

"Trois individus avaient fait l’objet de la part de la préfecture de police de Paris d’une interdiction de paraître dans les manifestations qui ont été cassées par le tribunal administratif", déplorait mercredi le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Militants politiques

C'est d'ailleurs ce profil qui a permis aux policiers de procéder à des interpellations rapides. Surveillés lors des manifestations par les forces de l'ordre, ces membres d'organisations d'extrême-gauche ont été repérés grâce à leur vêtements noirs, la capuche sur la tête, le visage masqué et portant un sac à dos. "Ce sont des individus qui appartiennent à des groupes radicaux (CNT, groupes antifas) qui prônent la violence dans une logique insurrectionnelle", confirme Eddy Fougier, politologue spécialiste des mouvements contestataires.

Et d'ajouter: "On n’est pas dans le hooliganisme, ce sont vraiment des militants politiques."

Mercredi, en marge du rassemblement parisien des policiers pour dénoncer ce qu'ils appellent la "haine anti-flic", plusieurs individus s'en sont pris violemment à un véhicule de police bloqué dans la circulation quai de Valmy, dans le Xe arrondissement parisien. Vitres brisées à coups de pied, jets de matériel urbain, un fumigène avait été lancé à l'arrière de la voiture qui a fini carbonisé. Les deux policiers qui étaient à l'intérieur ont pu s'extirper avant de prendre la fuite.

J.C. avec Cécile Ollivier