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Voiture de police incendiée à Paris: 5 personnes en garde à vue

L'enquête sur la tentative d'homicide volontaire contre deux gardiens de la paix avance. Cinq hommes ont été interpellés et placés en garde à vue, selon nos informations.

INFO BFMTV - Cinq hommes ont été interpellés et placés en garde à vue ce mercredi dans l'enquête sur la voiture de police brûlée dans l'après-midi à Paris, selon nos informations. Deux d'entre eux sont âgés de 19 ans, et un troisième de 22 ans.

Quatre interpellations ont eu lieu et d'autres "interviendront", a déclaré le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve à la presse dans la soirée alors qu'il venait de rendre visite à l'hôpital Bégin de Saint-Mandé à l'un des deux policiers agressés, frappé et "contusionné". C'est d'ailleurs jeudi matin qu'une cinquième garde à vue a été annoncée.

"Nous sommes déterminés à poursuivre les casseurs"

"Les images que j’ai vues sont d’une violence extrême. Ceux qui sont à l’origine de ces violences ne sont animés que par un sentiment. Un sentiment abject lorsqu’il s’agit de Français en général, et de forces de l’ordre qui par l’uniforme qu’elles portent assurent la défense de droit et la protection de tous les Français. Ce sentiment s’appelle la haine", a condamné Bernard Cazeneuve.  "Il n’y aucune cause, aucun objectif politique qui ne puisse justifier de tels comportements. Et nous sommes déterminés à poursuivre un à un tous ces casseurs, à les interpeller et à les mettre hors d’état de nuire”, a-t-il poursuivi.

Bernard Cazeneuve a par ailleurs fait savoir que des mesures avaient été prises pour éviter de nouveaux incidents lors de la mobilisation prévue jeudi.

"J'ai demandé au préfet de reprendre les interdictions de paraître pour une liste d'individus" dont les actions relèvent "de la barbarie", a dit le ministre de l'Intérieur. "Nous connaissons (leur) profil", a-t-il assuré, ajoutant vouloir "protéger ceux qui souhaitent manifester pacifiquement de l'action de ces voyous".

Il a précisé avoir décidé d'interdire une manifestation prévue à Nantes jeudi, qui n'a pas été déclarée à la préfecture.

Le policier hospitalisé "pas" en "danger"

Le ministre s'est d'autre part montré rassurant quant à l'état du policier hospitalisé. 

"Il a été frappé, il est très contusionné mais il n’a pas de fractures. Il n’y a pas de danger pour lui", a-t-il dit, louant son "courage absolument formidable, comme la plupart des policiers qui sont mobilisés dans la période."

Mercredi à la mi-journée, deux gardiens de la paix ont "été pris à partie" dans le cadre d'une contre-manifestation contre les "violences policières". Les fonctionnaires ont pu s'extirper in extremis du véhicule dont les pare-brises avant et arrière ont été brisés à coup de barre de fer, avant que des engins incendiaires ne soient jeté à l'intérieur de l'habitacle. Ils ne sont que légèrement blessés.

Une enquête pour tentative d'homicide volontaire a été ouverte. 

Lors d'un point presse donné peu avant 18 heures, le préfet de police de Paris, Michel Cadot a dénoncé une attaque "particulièrement choquante", "qui marque une escalade dans la violence gratuite et brutale".

D. N. avec Cécile Ollivier