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Les Bretons manifestent pour leur réunification

Des milliers de manifestants sont attendus samedi à Nantes pour demander la "réunification" de la Bretagne.

Des milliers de manifestants sont attendus samedi à Nantes pour demander la "réunification" de la Bretagne. - -

Des milliers de Bretons sont attendus ce samedi à Nantes afin de manifester pour la "réunification" de la Bretagne "historique". Ils craignent une fusion plus large avec la région Pays de la Loire.

La Bretagne va-t-elle être réunifiée? C'est en tout cas ce que souhaitent certains militants qui ont prévu de manifester ce samedi à Nantes. Cette manifestation arrive quelques jours après l'annonce de Manuel Valls, qui souhaite réduire de moitié le nombre de régions d'ici à 2017.

Le conseil régional de Bretagne a d'ailleurs adopté, jeudi soir, un voeu en faveur de la "réunification" de cette région administrative avec la Loire-Atlantique, actuellement rattachée à la région Pays de la Loire.

Des milliers de manifestants sont donc attendus ce samedi à Nantes, indique Ouest France. L'événement, organisé par "Bretagne Réunie" et "44=Breizh", est notamment soutenu par les Bonnets rouges nantais et des partis politiques bretons. La manifestation sera précédée d'un débat, en présence des députés Jean-Jacques Urvoas (PS) et Marc Le Fur (UMP), explique le quotidien régional.

Peur de la disparition de la Bretagne

Alors que la carte des régions sera bientôt redessinée, les organisateurs redoutent de voir l'identité bretonne mise en danger. Jean-François Le Bihan, président du collectif "Bretagne réunie", craint en effet que l'Etat ne décide de fusionner les régions Bretagne et Pays de la Loire. "Ce serait la disparition de la Bretagne", a-t-il affirmé à Ouest France.

Les autorités locales craignent des débordements. Vendredi, dix militants bretons ont en effet été interpellés dans le cadre d'une enquête pour "association de malfaiteurs" en relation notamment avec des destructions ou tentatives de destruction de portiques écotaxe ou d'autres biens publics dont des radars de vitesse.

Les interpellations ont eu lieu vendredi matin dans les départements d'Ille-et-Vilaine, des Côtes d'Armor et du Morbihan. Dans un communiqué, le procureur de la République de Rennes, Thierry Pocquet du Haut-Jussé, a estimé que les suspects repérés par les enquêteurs "projetaient de détruire des biens publics en profitant de manifestations".

M. K. avec AFP