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43.700 fuites de gaz recensées en Île-de-France en 2018

Les lieux de l'explosion rue de Trévise, samedi 12 janvier 2019 dans le 9e arrondissement de Paris, probablement dûe à une fuite de gaz.

Les lieux de l'explosion rue de Trévise, samedi 12 janvier 2019 dans le 9e arrondissement de Paris, probablement dûe à une fuite de gaz. - Carl Labrosse - AFP

La société de distribution du gaz GRDF a été mobilisée 10.000 fois à Paris en 2018 pour des fuites, révèle Le Parisien.

Le 12 janvier dernier, une explosion dans le 9e arrondissement de la capitale faisait quatre morts et 50 blessés. En cause, une fuite de gaz dans la rue Trévise, qui a malgré l'intervention des pompiers causé une importante explosion soufflant toutes les vitres du quartier sur son passage et retournant plusieurs voitures en stationnement.

A Paris, le gaz est partout. Si après l'explosion l'élu divers droite du 6e arrondissement Alexandre Vesperini déplorait un réseau "dans un état de vétusté avancé", la maire LR du 9e et GRDF l'avaient immédiatement contredit. La société de distribution du gaz précisait à cette occasion au Monde que "à Paris comme en France, (le réseau) a en moyenne 24 ans, ce qui ne pose pas de problème".

Si les incidents sont rares, les interventions sont pourtant nombreuses, révèle Le Parisien ce dimanche. En 2018, GRDF a ainsi été mobilisé plus de 43.700 fois sur l'ensemble de l'Île-de-France, dont 10.000 à Paris, où courent 1944km de canalisations.

Les autres départements franciliens ne sont pas en reste, poursuit le quotidien: 6135 interventions dans le Val-de-Marne, 5870 dans les Hauts-de-Seine, 5627 dans les Yvelines, 4685 dans le Val-d'Oise, 3700 dans l'Essonne et 3139 en Seine-et-Marne.

"Un million d'euros par jour pour la surveillance et maintenance du réseau"

Les pompiers sont aussi mobilisés en cas de fuite de gaz: en moyenne, ils dénombrent "environ 500" interventions par an dans l'Essonne, surtout aux abords des chantiers.

GRDF assure dans les colonnes du Parisien, en plein de la prévention afin d'éviter que les travaux n'endommagent les canalisations, dépenser "en moyenne un million d'euros par jour pour assurer la surveillance et la maintenance du réseau".

Samedi à Rennes, le trafic SNCF a été interrompu pendant près de deux heures en raison d'une suspicion de fuite de gaz au niveau de travaux en cours devant la gare. L'odeur provenait finalement d'une eau stagnante, a appris l'Agence France-Presse (AFP) auprès de la préfecture.

Liv Audigane