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Explosion rue de Trévise: "Je me souviens de la scène comme si c'était hier", rescapée, Inès témoigne

Lors de l'explosion de la boulangerie, la jeune femme, employée dans un hôtel situé à proximité, a été grièvement blessé aux jambes.

Inès, 22 ans, a été grièvement blessée aux jambes lors de l'explosion de la rue de Trévise, à Paris, le 12 janvier dernier, qui a fait 4 morts et une cinquantaine de blessés. Un mois après le drame, cette étudiante en droit se trouve toujours à l'hôpital. 

La jeune femme était employée le week-end dans un hôtel situé non loin de la boulangerie où a eu lieu l'explosion. Elle se souvient avec précision de ce qu'il s'est passé le matin du drame.

"Je me souviens de la scène comme si c'était hier. Je travaillais à l'hôtel. A 7 heures du matin, on a vu un camion de pompiers. On est sortis, se disant que s'il y a les pompiers, il y a un incendie. Il fallait prévenir les gens de l'hôtel et les évacuer", témoigne Inès. "Mais, en sortant on n'a vu aucun signe d'incendie. Il n'y avait pas une seule flamme. Mais les pompiers étaient habillés comme s'il y avait un incendie." 

"Je n'aurais jamais pensé voir mes jambes comme cela"

Lors de l'explosion de la boulangerie, Inès se retrouve projetée au sol, les jambes coincée sous une lourde porte.

"Je voyais le feu sur moi. La seule chose que j'ai faite c'est mettre les bras devant mon visage. Je ne voulais pas que mon visage soit touché. Mais je n'aurais jamais pensé voir mes jambes comme cela", raconte t-elle. "Je me rappelle avoir crié, avoir appelé mon papa et ma maman parce que je pensais mourir. Je me souviens quand il m'ont transporté dans le SAMU. Le monsieur du SAMU n'arrivait même pas à regarder mes jambes. Il a crié que c'était une horreur. Je me souviens de tout jusqu'à mon arrivée dans le bloc opératoire."

Aujourd'hui, l'état de santé d'Inès connaît "de petites améliorations. Elle a un peu récupéré ses jambes. C'est un bon signe" explique le père d'Inès, qui ne cache pas le traumatisme de sa fille. "Mais elle revit les scènes de l'accident en permanence. C'est tous les jours dans sa tête." Si la jeune femme sait maintenant que ses jambes sont sauvées et qu’elle pourra de nouveau remarcher, il lui faudra de long mois de rééducation.

Cyrielle Cabot