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Leonarda: les résultats de l'enquête attendus ce vendredi

La jeune Leonarda, "éloignée" de France à MItrovica au Kosovo, montre ses certificats d'aptitude à parler le français, le 16 octobre.

La jeune Leonarda, "éloignée" de France à MItrovica au Kosovo, montre ses certificats d'aptitude à parler le français, le 16 octobre. - -

L’Élysée a annoncé jeudi soir que la circulaire Valls sur la régularisation des sans-papiers serait "précisée" si l'enquête sur les circonstances de l'expulsion de la jeune Kosovare Leonarda le recommandait.

Mise à jour - L'enquête sur les circonstances de l'interpellation de la collégienne d'origine kosovare Leonarda Dibrani sera remise "dans la soirée" au gouvernement, qui s'exprimera "au cours du week-end" sur cette affaire, a indiqué vendredi une source gouvernementale.

Par ailleurs, l'Elysée a indiqué jeudi soir que la circulaire Valls de 2012 sur la régularisation des sans-papiers pourrait être "précisée".

"Si le rapport d'enquête sur les conditions d'éloignement de la collégienne le recommandaient, la circulaire de 2012 pourrait être précisée afin de sanctuariser l'école et le temps de la vie scolaire", a ainsi indiqué l'Elysée. Dans l'entourage de François Hollande, on a ainsi précisé que serait envisagé, si nécessaire, de revoir les modalités des interventions policières en milieu scolaire.

Une annonce saluée par certains élus. "C'est bien de formuler ce qui allait de soi dans toutes les consciences républicaines", a réagi Pouria Amirshahi, député PS des Français de l'étranger. "Le temps scolaire, il est normal de le protéger".

Résultats de l'enquête attendus vendredi

Après l'arrestation de la collégienne, début octobre, lors d'une sortie scolaire, le ministre de l'Education Vincent Peillon avait demandé en réaction que l'école soit "sanctuarisée". "Il y a des règles de droit et puis il y a des principes qui sont ceux de la France. La sortie scolaire, c'est de la scolarité", avait-il déclaré à l'issue du conseil des ministres à l'Elysée.

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls avait demandé l'ouverture d'une enquête administrative. Jeudi, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a répété que le gouvernement prendrait ses "responsabilités" au vu des résultats de cette enquête, attendus vendredi. Une "responsabilité" pointée jeudi soir par Olivier Besancenot, le porte-parole du NPA, sur notre antenne.

Besancenot et Mélenchon pour la démission de Valls

Comme un peu plus tôt le co-président du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon, Olivier Besancenot a appelé jeudi soir sur notre antenne à la "démission de Manuel Valls" du gouvernement. Il a pointé le ministre de l'Intérieur comme responsable de la situation, soulignant qu'il n'avait pas "de cran ni de courage".

L'Elysée a pour sa part condamné ces appels à la démission contre le ministre de l'Intérieur, jugeant "inacceptable certaines attaques" contre Manuel Valls.

M. T.