BFMTV

La SNCF va généraliser le dispositif de contrôleurs en civil sur le réseau francilien

Un contrôleur vérifie un titre de transport, Gare du Nord, à Paris, en octobre 2016. (photo d'illustration)

Un contrôleur vérifie un titre de transport, Gare du Nord, à Paris, en octobre 2016. (photo d'illustration) - Christophe Archambault - AFP

En test à Paris depuis le mois de juin, ce système, qui vise à lutter plus efficacement contre la fraude dans les transports, va être étendu à l'ensemble de l'Ile-de-France.

La technique a fait ses preuves, et va être généralisée. La SNCF s'apprête à étendre son dispositif de contrôleurs en civil, déployés en appui aux contrôleurs en tenue, à l'ensemble du réseau de transports francilien, rapporte Le Parisien ce samedi.

Technique de la "souricière"

Testée depuis le mois de juin dernier sur la portion Paris-Est, la méthode dite de la "souricière", qui consiste à faire monter des contrôleurs en tenue à l'extrémité d'une rame, pour forcer les fraudeurs à se replier à une autre, où les attendent d'autres contrôleurs, cette fois-ci habillés en civil, s'est révélée "redoutablement efficace", selon les mots d'Alain Krakovitch, le directeur général de Transilien.

Après avoir déjà été étendu en septembre à la portion Paris-Nord, c'est-à-dire les lignes H, K, le RER B et D, le système devrait donc concerner l'ensemble du réseau francilien, "au plus tard en début d'année prochaine", écrit Le Parisien.

La fraude coûte 366 millions d'euros par an

"Les fraudeurs innovent sans cesse, il est logique que nous fassions de même", explique Alain Krakovitch pour justifier cette décision, précisant que les agents en civil pourront également être amenés à participer à la lutte contre les incivilités. 

Comme le rappelle le quotidien, la fraude dans les transports représente un coût annuel de 366 millions d'euros. Un chiffre impressionnant. La présidente de la région ile-de-France, Valérie Pécresse, a estimée à 30 millions d'euros la somme récupérée en un an grâce au dispositif de lutte contre la fraude.

Adrienne Sigel