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La Bretagne, un refuge par temps de canicule?

Une plage de Saint-Malo en 2018.

Une plage de Saint-Malo en 2018. - Damien Meyer - AFP

Alors que les températures battent des records sur l'ensemble du territoire, une région résiste encore et toujours à la canicule: la Bretagne. Son atmosphère plus fraîche qu'ailleurs attire les vacanciers fuyant la chaleur.

Et si la canicule profitait à la Bretagne? Cette semaine, Météo France prévoit le déploiement des fortes chaleurs sur l'ensemble du territoire, sauf sur la pointe bretonne où les températures devraient rester plus supportables qu'ailleurs. Selon le site de prévisions météorologiques, le mercure ne dépassera pas les 27°C dans les Côtes-d’Armor jeudi et vendredi, alors qu’en cette fin de semaine le reste de la France souffrira d’un mercure à son paroxysme, allant jusqu’à 41°C en Île-de-France, en Champagne, en Alsace, en Gironde et dans la région Rhône-Alpes.

"Système dépressionnaire"

Depuis plusieurs années, les épisodes caniculaires touchent moins lourdement la Bretagne et font jouir la région d’un afflux de touristes en quête de fraîcheur. A l’été 2015, 4 vacanciers sur 5 à avoir choisi la Bretagne étaient Français, et venaient notamment du Sud de la France, selon un bilan du Comité régional du tourisme de Bretagne qu’avait relayé Europe 1. Grâce aux températures plus douces qu’ailleurs, les Bretons eux-mêmes sont de plus en plus nombreux à préférer rester dans leur région pour les vacances.

Si cette année la Bretagne résiste encore à la vague de chaleur c’est notamment grâce à "l’influence d’un système dépressionnaire situé sur l’Atlantique. Plus on ira vers l’est de la région, plus l’effet des hautes pressions présentes en Europe centrale se fera ressentir", explique Pascal Scaviner, responsable du service prévisions de Météo Consult, au quotidien local Le Télégramme. Une situation privilégiée qui en fait rêver certains et réveille l’esprit railleur chez d’autres.

Des températures tournées en dérision

Des internautes ont notamment tourné en dérision le doux mercure breton et ses averses éparses alors que le reste de la France croule sous un soleil de plomb. "La Normandie et la Bretagne resteront toujours un refuge pour les exilés du réchauffement climatique", note un utilisateur de Twitter.

La vague de chaleur devrait toutefois rattraper les Bretons, dans les terres en fin de semaine. Jeudi, le mercure grimpera à 34°C en Île-et-Vilaine et en Mayenne.

Ambre Lepoivre