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Jeux olympiques: à quoi ressemblera Paris en 2024?

Paris a misé sur des Jeux reposant sur des infrastructures déjà existantes avec très peu de chantiers sportifs à engager. Le gros des travaux repose en revanche sur les transports.

C'est un secret de polichinelle: Paris devrait accueillir les Jeux olympiques en 2024. Après un siècle d'attente et de cuisants échecs, la capitale française va être officiellement désignée ville hôte des JO 2024, ce mercredi, lors de la 131e session du CIO à Lima. L’occasion de revenir en détail sur les métamorphoses que connaîtront les infrastructures parisiennes.

Les nouvelles installations

L'axe Saint-Denis-Le Bourget sera transformé. Le village olympique s'étendra sur 50 hectares environ, entre les communes de Saint-Denis, de Saint-Ouen et de l'Île-Saint-Denis. Une fois construit, les 17.000 sportifs et officiels pourront y séjourner. "En janvier 2024, nous pourrons aménager les lieux", affirme au Point Anthony Piqueras, le directeur technique de Paris 2024.

"À l'issue de la compétition, les installations spécifiques seront démontées pour laisser la place à des logements. Afin d'assurer la mixité, 40% d'entre eux seront des logements sociaux et un plafond devrait être fixé à la revente."

Le centre aquatique sera construit près du village olympique et sera relié au Stade de France par une passerelle. Après les JO, il deviendra une simple piscine pour les habitants et les écoliers. "Nous manquons de piscines dans le nord de Paris", explique Patrick Braouezec, le président de Plaine commune qui rassemble neuf villes du nord de Paris autour de Saint-Denis, dans Le Point.

Un village des journalistes verra également le jour à quelques kilomètres du centre des médias au Bourget et accueillera 5.000 chambres.

Aperçu du projet pour le centre et village des médias
Aperçu du projet pour le centre et village des médias © -

La U Arena de La Défense, dans laquelle évolueront les rugbymen du Racing 92, sera le théâtre des épreuves de gymnastique. L'enceinte novatrice, dotée du plus grand écran géant au monde, sera inaugurée le 19 octobre prochain.

Paris Bercy se dotera d'une deuxième salle qui accueillera, avec ses 8.000 places, les compétitions de basket et les épreuves de lutte.

Des sites éphémères

Les grands monuments parisiens seront transformés en terrains de sport. À l'image du Grand Palais, qui accueillera les compétitions d'escrime et de taekwondo, des Invalides, où sera pratiqué le tir à l'arc, ou encore de la Tour Eiffel, devant laquelle se tiendront les compétitions de beach-volley. Une fan zone devrait être installée au Trocadéro, indique Ouest France.

Les épreuves d'équitation auront lieu au Château de Versailles
Les épreuves d'équitation auront lieu au Château de Versailles © -

La course de cyclisme sur route pourrait avoir lieu au Château de Versailles, où se disputeront également les épreuves équestres ainsi que le pentathlon. 

Les infrastructures déjà prêtes

Du côté des stades, le Stade de France (cérémonie et athlétisme) et le Parc des Princes (football) qui ont été rénovés à l’occasion de l’Euro 2016 de football seront évidemment mis à contribution. Le site de Roland-Garros (tennis) qui sera lui aussi rénové d’ici là, ne sera pas en reste.

Le Centre de Water-Polo de Marville aura bénéficié d'importantes améliorations, tout comme la Halle Carpentier (boxe, badminton ou tennis de table) et la base nautique de Vaires sur Marne (canoë-kayak).

Le Stade de France
Le Stade de France © -

Le vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines (cyclisme sur piste) est en revanche tout neuf et a accueilli les Mondiaux de la discipline en 2015. Le golf de Saint-Quentin-en-Yvelines est également déjà opérationnel.

Les transports en commun

Pendant toute sa campagne de promotion, Paris a misé sur des jeux reposant sur des infrastructures déjà existantes avec très peu de chantiers sportifs à engager. Le gros des travaux repose en revanche sur les transports. La capitale a en effet garanti des sites olympiques accessibles à moins de 45 minutes de Paris.

La mise en place du Grand Paris Express doit permettre le prolongement et la construction de 200 km de lignes de métro. En plus du réseau existant, trois nouvelles lignes de métro doivent voir le jour (lignes 15, 16 et 17). Quatre autres sont prolongées (lignes 4, 9, 12 et 14). Dans le même temps, la ligne Roissy Express devra être prête pour 2024. 

Cinq lignes de tramway seront aussi créées et cinq autres prolongées. D'ici 2024, plus de 1000 trains neufs ou rénovés doivent aussi être mis en place dans la région.

La future station Saint-Denis Pleyel, au nord de la capitale, sera "le hub majeur du Paris de demain", espère Philippe Yvin, interrogé par Les Echos. La gare permettra de rallier la plupart des sites olympiques en moins de 30 minutes. Un nouveau quartier devrait sortir de terre autour de la station Pleyel, avec 540.000 mètres carrés d'immeubles, indique le quotidien économique. 

La vie quotidienne

Dans le cadre du plan Vélo de la mairie de Paris, les voies cyclables devraient passer de 700 à 1400 km, dans et autour de Paris, d'ici 2020. La municipalité souhaite en effet que "70% des spectateurs soient à moins de 30 minutes à vélo des sites olympiques parisiens", indique l'entourage de la maire, Anne Hidalgo, au Parisien

Pour celles et ceux qui préfèrent la marche, un sentier de randonnée 100% parisien a été inauguré en juin dernier et propose de faire le tour de la capitale sur 50 km. Point de départ de la boucle GR 2024: la sphère de la Géode, dans le parc de la Villette.

La Ville de Paris souhaite également assainir la Seine. L'objectif: organiser des épreuves dans le fleuve et permettre aux Parisiens de s'y baigner. Une première étape a d'ores et déjà été franchie cet été avec l'ouverture au public de piscines naturelles sur le bassin de la Villette. En 2019, ce sera au tour du lac Daumesnil de s'initier à la baignade.

Juliette Pousson