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Insultes antisémites contre Finkielkraut: l'un des auteurs proche de la mouvance salafiste

D'après des informations de BFMTV, l'individu ayant proféré des insultes antisémites samedi était connu des services pour évoluer dans la mouvance salafiste. Il est originaire de Mulhouse.

L’un des auteurs des insultes antisémites proférées à l’encontre de l’académicien Alain Finkielkraut samedi lors de la manifestation des gilets jaunes est connu des services pour son appartenance à la mouvance salafiste, d’après des informations de BFMTV. 

Selon des sources concordantes, l'homme est originaire de Mulhouse, où il a déjà eu affaire à la police. Il est connu des services notamment pour outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique.

Connu au sein des gilets jaunes pour sa véhémence 

"Barre-toi, sale sioniste de merde", "grosse merde sioniste", "nous sommes le peuple", "la France, elle est à nous", a notamment crié lui et plusieurs autres manifestants face au philosophe dans les rues de Paris.

L’homme barbu a rapidement été identifié comme un individu évoluant dans la mouvance salafiste. Il n’habite pas à Paris et est connu de certains gilets jaunes pour sa véhémence, selon nos informations. 

L’homme n’a pas fait l’objet d’un suivi au titre du fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). En d'autres termes, il ne compte pas parmi les individus "fiché S".

"Ni victime ni héros"

Le parquet de Paris a annoncé dimanche avoir ouvert une enquête pour "injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion, par parole, écrit, image ou moyen de communication électronique", a précisé le parquet. Les investigations sont confiées à la BRDP (Brigade de répression de la délinquance à la personne).

La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) a annoncé sur Twitter dimanche soir qu’elle allait saisir la justice. L'intéressé lui, a déclaré qu'il ne porterait pas plainte, se disant "ni victime ni héros". Ce lundi, aucune personne n’a pour le moment été interpellée.

Les enquêteurs cherchent également à identifier les autres personnes insultant Alain Finkielkraut que l'on entend dans plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. Ces derniers encourent un an de prison et 45.000 euros d'amende.

Mélanie Vecchio avec AFP