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Gilets jaunes: "On n'a pas mis en place la bonne méthode", explique Griveaux sur BFMTV

Invité de BFMTV ce dimanche matin, le porte-parole du gouvernement assure que l'exécutif va "changer la méthode" pour répondre aux revendications des gilets jaunes.

"Manifestement la méthode n'est pas comprise et il faut changer la méthode." Sur notre antenne, Benjamin Griveaux est revenu ce dimanche matin sur les revendications des gilets jaunes.

"Quand on en arrive à des niveaux de violences pareil c’est qu’on n’a pas trouvé les bons moyens de se parler, qu'on n'a pas mis en place la bonne méthode. Donc on change la méthode", a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Celui qui est également secrétaire d'État auprès du chef du gouvernement a assuré que pour "faire baisser la pression", il fallait "commencer par se parler, c'est ce qu'a fait le Premier ministre cette semaine". Edouard Philippe a en effet reçu vendredi soir sept représentants des gilets jaunes pour entendre leurs revendications.

"Il y a des situations d'urgence sur le pouvoir d’achat, on l’a entendu", poursuit notre invité.

Selon lui, l'association des maires de France (AMF) a ouvert ses mairies aux manifestants pour pouvoir discuter avec eux. Le président de la République devrait également proposer des mesures en début de semaine, pour permettre "à l'ensemble de la Nation française de se retrouver et d'être à la hauteur des enjeux", a indiqué le Premier ministre Edouard Philippe samedi soir.

"Vous n'achetez pas la colère des gens"

Pour la paix sociale, "il faut certes répondre à l’urgence du moment, mais il faut faire le temps long" a toutefois ajouté Benjamin Griveaux, insinuant ainsi que le gouvernement ne donnera pas de réponse immédiate aux demandes des manifestants. "Je crois qu’ils sont parfaitement conscients que la difficulté dans laquelle ils sont, c'est une difficulté à laquelle on ne répond pas de manière ponctuelle" a-t-il expliqué, avant d'ajouter:

"C'est même être assez méprisant à leur endroit que considérer qu'un chèque suffira, pardonnez moi l'expression, à les calmer. Vous n'achetez pas la colère des gens ce n'est pas vrai", a assuré le porte-parole.

Il a également tenu à saluer le "professionnalisme des forces de sécurité" samedi, pour la quatrième journée de mobilisation nationale du mouvement des gilets jaunes, émaillé de violences dans plusieurs villes de France. Benjamin Griveaux a toutefois souligné "un niveau de violence moindre" comparé à celui du 1er décembre.

Sa. V