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Gilets jaunes, marcheurs pour le climat et contre les violences policières: un "acte commun" prévu

Des gilets jaunes défilent avec une banderole "On peut vivre 500 millions d'années sur Terre. Protégeons-la", le 9 mars 2019 à Paris.

Des gilets jaunes défilent avec une banderole "On peut vivre 500 millions d'années sur Terre. Protégeons-la", le 9 mars 2019 à Paris. - Bertrand Guay - AFP

S'ils ne feront pas cortège commun, gilets jaunes, manifestants pour une "justice climatique" et "contre le racisme d'Etat et les violences policières" se sont accordés sur un geste commun, samedi à 15h.

Ce samedi 16 mars aura un air de convergence des luttes. Non seulement, comme chaque week-end ou presque depuis le 17 novembre, les gilets jaunes prévoient de défiler dans les rues de l'Hexagone, mais cela coïncidera cette fois-ci avec "La Marche du Siècle".

Cet événement, organisé dans la capitale mais aussi dans plusieurs villes de France, veut être "le plus grand rassemblement de l'Histoire pour la justice climatique". Au lendemain d'une grève mondiale des jeunes pour le climat, une centaine d'ONGs incitent à manifester pour demander un changement "de système industriel, politique et économique, pour protéger l’environnement, la société et les individus".

Cette "Marche du Siècle" est liée à "L'Affaire du siècle", nom de code pour le recours en justice déposé jeudi par quatre ONG (Oxfam France, Greenpeace, Notre affaire à tous et la Fondation Nicolas Hulot) contre l'Etat français pour "manquements" à son obligation d'action contre le dérèglement climatique.

Dans une nouvelle vidéo publiée mercredi, des représentants des ONG et personnalités qui s'étaient déjà mobilisées en décembre dernier expliquent une nouvelle fois leur démarche et l'action judiciaire.

Différents cortèges dans la capitale

Sauf que cette fois-ci apparaissent aussi dans la vidéo les gilets jaunes François Boulo et Priscillia Ludowsky.

"Donnons la possibilité à toutes et tous de se déplacer plus proprement, en baissant la TVA sur les transports en commun, en favorisant les mobilités douces, mais aussi en renforçant le réseau de lignes ferroviaires pour les trajets du quotidien", propose le premier. "Ce sont les plus fragiles, ceux qui n'arrivent pas à boucler leur fin de mois, qui sont les plus durement touchés", poursuit l'une des initiatrices du mouvement des gilets jaunes.

Leur apparition n'est pas un hasard: ce samedi, s'ils ne feront pas cortège commun -d'autant qu'ils sont multiples pour certaines causes-, les "Marcheurs du Siècle", les organisateurs de la "Marche contre le racisme d'Etat et les violences policières" et des gilets jaunes se sont mis d'accord pour un "Acte commun".

A 15h, dans toutes les marches et rassemblements de France, les participants sont invités à poser un genou à terre "pour dénoncer toutes les formes de violence et de répression subies par celles et ceux qui s’engagent pour la justice fiscale, sociale ou climatique, pour défendre leurs droits ou pour réclamer des conditions de vie décentes".

"Nous sommes ensemble mais avec des cortèges différents, pour que chaque voix ait son sujet", expliquait mardi à LCI Elodie Nace, d'Alternatiba Paris, en marge d'une conférence de presse commune.
Liv Audigane