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Gilets jaunes: les commerçants craignent "des débordements pires que samedi dernier" sur les Champs

Alors que les gilets jaunes maintiennent l'appel à manifester sur les Champs-Elysées samedi 1er décembre, les commerçants de l'avenue font part de leur inquiétude. Ils craignent de nouvelles dégradations et attendent des mesures de protection.

Ils ne veulent pas revivre la journée de samedi dernier. L'inquiétude est palpable chez les commerçants des Champs-Elysées à trois jours d'une nouvelle manifestation prévue par les gilets jaunes sur la célèbre avenue. Selon le Comité des Champs-Elysées, samedi dernier, deux tiers des commerces ont été touchés par des dégradations commises par des casseurs en marge de la manifestation. Certaines boutiques ont également dû baisser le rideau par sécurité.

"Samedi dernier on a eu une perte d'exploitation de 50.000 euros, plus des dégradations de 50.000 euros aussi environ, donc une enveloppe de 100.000 euros et une journée ratée pour nos commerçants de l'avenue des Champs-Elysées, nos collaborateurs qui n'ont pas pu travailler", résume Lionel Guglieri, directeur de l'exploitation du restaurant L'Alsace. 

Face à ce bilan, la détermination des gilets jaunes à revenir sur les Champs-Elysées ce samedi fait craindre le pire à ce commerçant.

"On craint des débordements pires que samedi dernier. Là les casseurs auront le temps de se préparer, ce ne sera pas quelque chose de soudain", estime-t-il. 

"Que la préfecture, que l'armée nous sécurisent"

Après ce week-end de violences, des commerçants de l'avenue ont reproché aux autorités de ne pas avoir suffisamment anticipé, n'appelant pas les commerçants à ranger leurs terrasses. Du matériel et des équipements de chantier avaient également été laissés sur place, permettant aux manifestants de monter des barricades. Cette fois, les commerçants souhaitent des mesures.

"Pour samedi prochain, on attend que la préfecture, que l'armée nous sécurisent, qu'on soit sécurisé, qu'on ne soit pas livré aux mains des casseurs et que les Champs-Elysées ne soient pas un champ de bataille", réclame Lionel Guglieri. 

Vendredi, une réunion est prévue avec la préfecture de police et les commerçants des Champs-Elysées pour préparer cette nouvelle journée de mobilisation. 

Carole Blanchard avec Alexia Elizabeth