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Fin des "grilles antibombes" sous les sièges du RER A

Le RER à la station Auber, à Paris. (photo d'illustration)

Le RER à la station Auber, à Paris. (photo d'illustration) - Martin Bureau - AFP

Ces dispositifs empêchant de placer des objets sous les sièges vont progressivement disparaître des RER A. Lourdes et ne correspondant pas aux récents modes opératoires des terroristes, la RATP a décidé de les supprimer des nouvelles rames.

Ces grilles qui obstruent le vide sous les sièges des RER avaient été installées après l’attentat de Saint-Michel. Une réaction directe à la bombe qui avait été placée sous un siège, tué 8 personnes et blessé des centaines d’autres en juillet 1995. Vingt ans plus tard, elles ont progressivement commencé à disparaître des nouvelles rames du RER A progressivement mises en place, relève Le Parisien qui rapporte l'inquiétude d'un passager. 

Dans un courrier adressé à la RATP, au Premier ministre et au ministère des transports après les attentats du 13 novembre, cet utilisateur du RER originaire de Saint-Maur-des-Fossés s'interrogeait sur la disparition de ces grilles. Une démarche qu'il voulait être celle "d'un citoyen empruntant tous les jours les transports en commun, père d'une petite fille qui souhaite la revoir le soir après sa journée de travail", rapporte le quotidien.

Les grilles antibombes ont été installées après l'attentat de Saint-Michel en 1995.
Les grilles antibombes ont été installées après l'attentat de Saint-Michel en 1995. © Cramos - Creative Content

Une "évolution des modes opératoires des terroristes"

Pour le ministère des Transports qui lui a répondu en mars, "les attentats de Madrid en 2004 et de Londres en 2005 ont montré une évolution des modes opératoires des terroristes". Par ailleurs ajoute le ministère "ces grilles étaient réalisées sur mesure, ce qui représentait un coût financier non négligeable". Le poids des grilles aurait également eu "un impact sur l'accélération et le freinage des trains". Un constat appuyé par la RATP auprès de cet utilisateur en juin dernier qui estime que "ce type de panières" n'est plus "une réponse adaptée". 

En réalité, ces grilles ont commencé à disparaître dans les RER depuis plusieurs années, sur le réseau exploité par la SNCF. Dans des trains du RER D ou du RER C, ces "panières" n'existent pas. Une simple barre similaire à un repose pied empêche toutefois de déposer des objets trop gros sous les sièges. 

Dans des trains du RER D, exploité par la SNCF, les grilles antibombes n'existent pas.
Dans des trains du RER D, exploité par la SNCF, les grilles antibombes n'existent pas. © Eole99 - Creative commons

La RATP rappelle dans Le Parisien qu'elle consacre 100 millions d'euros chaque année à la sécurité. Ses agents peuvent par ailleurs "effectuer des inspections visuelles des bagages et faire procéder à leur ouverture.

C. B