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Explosion rue de Trévise: la mairie de Paris rejette les accusations de vétusté du réseau de gaz 

Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris dément ce lundi les accusations de vétusté du réseau de gaz lancées par l'élu divers droite Alexandre Vesperini. Une enquête est en cours pour déterminer l'origine de l'explosion.

48 heures après l'explosion de la rue de Trévise, l'origine du drame qui a fait 4 morts est encore inconnue. Déjà pourtant, l'état du réseau de gaz est pointé du doigt par Alexandre Vesperini, élu du 6e arrondissement (PPCI) et membre de la commission supérieure de contrôle du gaz. "Le réseau parisien est en effet dans un état catastrophique", a-t-il déclaré dans Le Parisien, craignant que ce type d'accident puisse se reproduire "à de très nombreux endroits dans la capitale". 

Invité sur BFM Paris, Emmanuel Grégoire dément la vétusté du réseau parisien de gaz dont la commune est propriétaire et veut "rassurer les usagers".

"Le réseau, il a été pour plus de 50% renouvelé depuis 1990. Ce n'est pas parce qu'un réseau est ancien qu'il est vétuste", insiste-t-il, rappelant que 40 millions d'euros par an sont investis pour renouveler des secteurs du réseau de gaz.

Le premier adjoint d'Anne Hidalgo renvoie aussi Alexandre Vesperini dans les cordes. "Monsieur Vesperini ne connaît rien au sujet. Il est membre de la commission supérieure de contrôle, qui est une commission composée d'élus et de professionnels du secteur, il n'y va quasiment jamais. Il n'y a jamais pris la parole depuis qu'il est en fonction", tacle Emmanuel Grégoire. 

Une situation "difficile à analyser"

"Ce qui s'est passé samedi est difficile à analyser pour le moment. Une enquête est en cours et devra dire où se situe la responsabilité. Est-ce que c'est sur le réseau horizontal qui est dans la rue ou est-ce que c'est dans le réseau de l'immeuble. Les premiers éléments laissent à penser que c'est plutôt sur le réseau de l'immeuble", insiste l'élu. 

Emmanuel Grégoire, qui reconnaît que des incidents liés au gaz ont lieu chaque année à Paris assure que "près de 85% de ces incidents interviennent à l'intérieur des immeubles", hors du réseau dont la supervision incombe à la commune.

GRDF qui exploite le réseau de distribution du gaz estime de son côté qu'il est "trop tôt" pour identifier la cause de l'accident mais que "le réseau de gaz parisien fait l'objet d'une surveillance permanente et d'un contrôle rigoureux". Des opérations de maintenance rue de Trévise avaient été menées en décembre dernier. "Ces opérations de maintenance et de surveillance n'ont rien montré de particulier", assure sur BFM Paris Christian Buffet, directeur exécutif de GRDF. 

Carole Blanchard