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Estrosi sur les gens du voyage: "Je ne les ai pas épargnés"

Christian Estrosi ce dimanche sur BFM Politique.

Christian Estrosi ce dimanche sur BFM Politique. - -

Invité de BFM Politique, le député-maire de Nice est revenu sur ses propos sur les gens du voyage en juillet. Il avait promis de les mater.

Invité d'Apolline de Malherbe, Christian Estrosi revient sur le sujet des gens du voyage. Le député-maire UMP de Nice qui avait promis en juillet de les "mater", a déclaré dimanche sur BFMTV qu'il était allé "juqu'au bout". Il avait récemment obtenu du tribunal de Montargis une hypothèque sur une propriété dans le Loiret du montant des "dégâts" occasionnés à l'époque.

L'été dernier, le député maire de Nice avait déclenché une polémique avec ses propos sur les gens du voyage. Interrogé sur l'occupation illégale de terrains par des gens du voyage dans sa ville, il avait promis de les "mater", qualifiant de "délinquants" ceux qui installent leurs caravanes sans autorisation.

Un mode d'emploi pour les combattre

Dénonçant des agissements coûteux pour "les contribuables français", il avait promis à tous les maires un "mode d'emploi" pour les combattre. SOS Racisme avait annoncé avoir porté plainte contre le maire pour incitation à la haine raciale.

Appelé à revenir sur le sujet dimanche sur la chaîne BFMTV, M. Estrosi a dit "avoir été jusqu'au bout". "Je ne les ai pas épargnés car quand je les ai traités de délinquants c'était des délinquants", a-t-il affirmé. "J'ai fait faire des saisies conservatoires de tous leurs véhicules par le tribunal de grande instance de Nice et je suis allé plus loin, j'ai cherché comment tout cela fonctionnait", a-t-il raconté.

"Je suis tombé sur une association à laquelle ils appartenaient, propriétaire d'une grande et belle propriété dans le Loiret et c'est ainsi qu'il y a 5 semaines, j'ai obtenu du TGI de Montargis une hypothèque sur cette propriété de 625.000 euros, c'est-à-dire le montant des dégâts qu'ils ont occasionné", a-t-il affirmé. "Voyez, je suis allé jusqu'au bout", a-t-il conclu.

L. B. avec AFP