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Enfants de jihadistes retenus en Syrie: une deuxième plainte déposée contre l'Etat devant l'ONU

Ces familles réclament le retour d'enfants français détenus dans des camps en Syrie

Ces familles réclament le retour d'enfants français détenus dans des camps en Syrie - AFP

Une deuxième plainte a été déposée vendredi contre l'Etat français auprès de l'ONU par cinq familles qui réclament le rapatriement d'enfants français actuellement détenus dans des camps en Syrie.

Il s'agit de la seconde plainte de ce type contre l'Etat français. Cinq familles, qui réclament le retour d'enfants qui se trouvent détenus dans des camps en Syrie, attaquent la France devant le Comité international des droits de l'enfant de l'ONU. Cette plainte, qui concerne le sort de 10 enfants, a été déposée vendredi par les avocats Me Marie Dosé et Me Henri Leclerc.

Pour appuyer leur plainte, ces familles d'enfants de jihadistes, pour certains nés en Syrie, citent l'article 2 de la Convention internationale contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants qui impose aux Etats "l'obligation d'adopter toutes mesures nécessaires en vue de mettre fin à des traitements prohibés par le Convention sur ses ressortissants" et de "prévenir par tous les moyens" de tels actes.

5 enfants rapatriés la semaine dernière

Les plaignants trouvent une motivation supplémentaire. A la fin du mois de février, Mes Marie Dosé, Martin Pradel et William Bourdon ont déposé une première plainte devant le Comité des droits de l'enfant de l'ONU concernant le sort d'une quarantaine de mineurs. Cette procédure a été enregistrée la semaine dernière et a été transmise à l'Etat français afin de recueillir ses observations.

La semaine dernière a également été marquée par le rapatriement de cinq enfants, âgés entre 1 et 5 ans, orphelins. Détenus dans plusieurs camps au Kurdistan syrien, ils avaient été rassemblés pour être rapatriés en France, avant d'être pris en charge dès leur atterrissage à la base de Villacoublay, dans les Yvelines. La décision a été prise "au cas par cas" pour chaque enfant "au nom des intérêts supérieurs de l'enfant", dit-on et il en sera de même pour plusieurs dizaines de mineurs toujours dans le nord-est de la Syrie. Quant aux adultes, officiellement, tout est fait pour qu'ils soient jugés "là où ils ont commis leurs crimes".

Justine Chevalier