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Une campagne pour sensibiliser les ados aux dangers du cyberharcèlement

Selon les chiffres de l'association e-Enfance, de plus en plus d'adolescents se déclarent victimes de cyberharcèlement.

Selon les chiffres de l'association e-Enfance, de plus en plus d'adolescents se déclarent victimes de cyberharcèlement. - -

Une ONG internationale, une association française et deux syndicats lycéens lancent une pétition adressée aux adolescents, pour lutter contre l'ampleur du phénomène.

C'est un mal propre aux ados des années 2010. Vacheries en ligne, photos humiliantes postées au vu de tous, création d'un faux compte Facebook visant une personne... Selon Le Parisien, 81% des jeunes Français indiquent ainsi avoir déjà assisté à des comportements cruels sur le célèbre réseau social. Devant l'ampleur du phénomène, une ONG internationale, le Bureau international catholique pour l'enfance, relayé en France par l'association e-Enfance et deux syndicats lycéens, l'UNL et le SGL, ont lancé ce lundi une campagne de sensibilisation à l'égard des ados.

En novembre dernier, e-Enfance alertait déjà sur la hausse de ce phénomène, indiquant que désormais 22% des collégiens s'estimaient victimes de harcèlement sur Internet, contre 15% il y a deux ans. Le ministère de l'Education lançait alors une campagne contre le harcèlement à l'école, dont il consacrait un volet au cyber-harcèlement. Avec, notamment, un guide de prévention destiné aux victimes et à leurs parents, souvent perdus face à la "génération Internet".

Une pétition pour les ados

Cette fois, c'est à tous les adolescents que s'adresse la campagne. Dans le monde entier, le Bureau international catholique pour l'enfance va diffuser une pétition "qui sera portée en septembre prochain au Comité des droits de l'enfant de l'ONU", indique ce lundi la secrétaire générale de l'Association Alessandra Aula au Parisien. En France, elle sera mise en ligne sur le site de e-Enfance, agéée par le ministère de l'Education nationale, précise le quotidien régional.

Une pétition, ou plutôt un "engagement solennel", indique la présidente de l'Association Justine Atlan. Celle-ci s'adresse non pas aux victimes, mais à la masse silencieuse des témoins, avec "l'idée de rendre active une masse passive", souligne la présidente d'e-Enfance au Parisien. Le maître-mot est de sensibiliser: car si nombreux sont au fait de ces pratiques, ils ne prennent pas forcément conscience des conséquences que quelques mots tapés sur un clavier.

Objectif: 10.000 signataires d'ici septembre

L'objectif, indique le BICE sur son site web, est d'atteindre 10.000 signatures d'ici septembre 2014. Les syndicats lycéens, eux, se sont engagés à relayer la pétition sur les réseaux sociaux et dans les établissements scolaires. Car cette fois, pas besoin d'être majeur pour la signer: il suffit d'avoir 13 ans - l'âge légal pour se créer un compte Facebook.

M. T.