BFMTV

Un parent d'élève de terminale sur deux s'estime mal informé sur l’orientation post-bac

Le lycée Louis-le-Grand à Paris.

Le lycée Louis-le-Grand à Paris. - AFP- Loïc Venance

D’après un sondage réalisé par l’Ifop à la demande de L’Etudiant, et que BFMTV vous dévoile ce mardi matin, un parent sur deux s’estime mal informé quant aux choix d'orientation proposés à son enfant en terminale. De nombreux parents d’élèves jugent également le dispositif d’Admission Post Bac "flou" et s’inquiètent pour l’avenir de leurs enfants.

C'est chaque année le même casse-tête. Pour les élèves de terminale et leurs parents, confrontés à la question des admissions post-bac, les choix d'orientation ne sont pas toujours clairs et le logiciel permettant d'émettre et de classer ses vœux n'a rien de simple, malgré une refonte voulue par Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l'Education, au début de l'année 2016.

Mais au-delà de l'année de terminale, la question de l'orientation semble un casse-tête pour une grande majorité de parents d'élèves. C'est ce qui ressort d'un sondage réalisé par l'Ifop à la demande de L'Etudiant, qui a interrogé 603 parents de lycéens ou d'étudiants entre le 23 et le 30 septembre. Une enquête que vous révèle BFMTV en partenariat avec L'Etudiant.

> Une crainte en l'avenir

Cette étude montre tout d'abord que la question de l'orientation et de l'avenir professionnel des enfants est un sujet d'angoisses pour les parents. Dans le détail, 67% craignent que la diplôme de leur progéniture ne permette pas des revenus suffisants, quand 63% redoutent peu de débouchés. 18% d'entre eux estiment ainsi que la situation professionnelle de leur enfant sera meilleure que la leur; 43% pensent qu'elle sera équivalente, et 39% pensent qu'elle sera plus mauvaise.

> Peur du déclassement chez les plus privilégiés

Enfin, concernant l'avenir, on remarque des nuances en fonction de la catégorie socio-professionnelle dans laquelle s'inscrit la personne interrogée. Chez les chefs d'entreprise, 52% craignent un déclassement, contre 42% chez les CSP+. En revanche, cette peur en particulier est moindre chez les salariés (39%) et tout particulièrement chez les employés de la fonction publique (32% seulement craignent un déclassement pour leurs enfants).

> Priorité à l'emploi

Interrogés ensuite sur les critères en fonction desquels les enfants devraient choisir leur future voie, les parents donnent majoritairement la priorité à l'emploi. Pour 60% d'entre eux, débouchés et perspectives d'embauches sont le premier critère de sélection. Viennent ensuite l'épanouissement personnel de l'enfant, pour 43% des personnes interrogées, puis la rémunération, pour 21% d'entre elles. Pour 8%, la question primordiale est enfin celle du statut social que permettront d'acquérir les études et le futur emploi. 

> APB, un outil "flou"

Autre enseignement du sondage, les parents de lycéens en particulier déplorent un manque d'informations. Interrogés sur le fameux dispositif Admission Post Bac (APB), 61% d'entre eux estime cet outil "flou". Durant l'année du bac, tous les élèves de terminale ont l'obligation de classer sur ce portail, par ordre de préférence, les formations dans lesquelles ils souhaitent poursuivre leurs études. Mais d'après François Kraux, directeur d'études à l'Ifop, les parents trouvent ce logiciel d'autant plus flou qu'ils ne l'ont pas encore utilisé. 

> Un parent de terminale sur deux est mal informé

Parmi les utilisateurs, cependant, les résultats ne sont guère meilleurs: un utilisateur sur deux s'en dit insatisfait. Là aussi, des différences existent en fonction des catégories socio-professionnelles des parents. Alors que 100% des cadres supérieurs ont entendu parler de cet outil, ils ne sont que 66% chez les ouvriers. Chez les cadres supérieurs, 70% estiment être bien informés pour aider leurs enfants à s'orienter, contre 66% chez les employés et 59% chez les ouvriers.

De manière générale, ce manque d'information s'accroît alors que les échéances approchent. Alors que 72% des parents dont les enfants sont en seconde se disent bien informés, seuls 50% des parents d'élèves de terminale peuvent affirmer la même chose. 

Le salon L'Etudiant, spécial parents, aura lieu le samedi 8 octobre à la Porte de la Villette, à Paris

Charlie Vandekerkhove