BFMTV

"Journée noire des lycées": 450 établissements scolaires perturbés dans toute la France

Des lycéens manifestent à Toulouse, le 11 décembre 2018.

Des lycéens manifestent à Toulouse, le 11 décembre 2018. - Rémy Gabalda - AFP

Les lycéens manifestaient notamment contre Parcoursup et la réforme du bac. Une mobilisation équivalente à celle de lundi.

Alors que les organisations de la jeunesse prévoyaient une journée "noire", le mouvement lycéen s'est poursuivi sans s'amplifier ce mardi. 450 établissements ont été perturbés, dont 60 bloqués. Des centaines de jeunes ont également manifesté dans plusieurs villes de France.

Dans le sillage des gilets jaunes, les lycéens sont mobilisés contre la plateforme Parcoursup, la réforme du bac et du lycée et contre la mise en place d'un Service national universel (SNU). Comme lundi, environ 10% des établissements étaient perturbés et 60 complètement bloqués.

Les blocages se sont accompagnés de rassemblements, qui ont mobilisé quelques milliers de jeunes à Paris et en région: un gros millier de manifestants dans la capitale, même nombre à Rennes, 600 à Nancy et Angoulême, 300 à Auxerre, Dijon, Lyon, Nîmes, Montpellier, Mérignac etc, selon les chiffres de la police.

Un blessé par un tir de lanceur de balles de défense

À Versailles par exemple, des centaines de lycéens venus de quatre établissements de Versailles ont manifesté à la mi-journée dans le calme, suivis de près par des véhicules de police. Dans le département des Yvelines, 15 jeunes ont été interpellés.

La situation était tendue dans quelques endroits en matinée: des voitures ont brûlé dans l'agglomération de Strasbourg et une équipe de France 3 a été prise à partie; un lycéen de 17 ans a été blessé par un tir de lanceur de balles de défense (LBD) lors d'incidents devant un lycée de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis. Quelque 45 jeunes ont été interpellés dans ce département.

"Macron n'a pas eu un mot pour nous"

Une délégation de lycéens avait également demandé à être reçue au ministère. Constatant que le rendez-vous ne se tiendrait pas avec le ministre mais avec son numéro 2 Jean-Marc Huart, elle est repartie, a annoncé le ministère de l'Education. "Notre intérêt est de sortir de cette crise", souligne-t-on rue de Grenelle. "Le problème, c'est que nous manquons d'interlocuteurs et que les revendications sont restées longtemps peu claires".

Des lycéens en région ont par ailleurs déploré qu'Emmanuel Macron n'ait pas évoqué leurs revendications dans son allocution lundi soir. "Macron n'a pas eu un mot pour nous", a ainsi regretté Sacha, du lycée Claude-Fauriel à Saint-Etienne.

E. P. avec AFP