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Dans le Var, des cours d'empathie dispensés pour lutter contre le harcèlement scolaire

Le but de ce programme est d'apprendre aux enfants à identifier leurs émotions et à faire face au cas où ils seraient confrontés à des situations compliquées.

Comment faire pour endiguer le harcèlement scolaire? Alors que ce jeudi se tient la Journée de lutte contre ce fléau, certains établissements imaginent des solutions pratiques et concrètes.

Dans cette école de La Seyne-sur-Mer, dans le Var, des cours d'empathie sont dispensés aux jeunes élèves afin de leur apprendre à identifier leurs émotions, à mettre des mots dessus, et à faire face au cas où ils rencontreraient une situation compliquée avec leurs camarades de classe.

"Nous avons face à nous des petits êtres humains dotés de plein d'émotions. À nous de se positionner pour apprendre à les gérer, que ce soit la frustration, la colère, la joie, l'énervement", explique à BFMTV Laura Chabre, professeure des écoles en niveau CM1, qui veut leur apprendre à trouver de l'aide en parlant à quelqu'un, mais aussi à réconforter et réconcilier.

Formation du personnel

Au cours des échanges, les élèves victimes de comportements néfastes peuvent s'exprimer librement. Un petit garçon évoque avoir essuyé des "gros mots", une petite fille des insultes de la part d'autres enfants.

Pour dispenser ces séances, ce personnel de l'Éducation nationale a été spécifiquement formé à ces questions, un élément déterminant.

"Dès les premières chamailleries, dès les premières tensions, les enseignants sont habitués à repérer les signaux faibles, et donc on intervient tout de suite pour régler le problème", selon François Mounié, inspectrice de l'Éducation nationale et référente harcèlement scolaire.

Près d'un enfant sur dix touché par le harcèlement

Une initiative qui semble porter ses fruits. Dans cette zone, la courbe des signalements au numéro 3020, ligne d'écoute dédiée au harcèlement scolaire, est en baisse depuis la mise en place de ce programme.

En France, le harcèlement touche près d'un enfant sur dix. Il peut avoir des conséquences dramatiques, comme l'a rappelé en octobre le suicide de Dinah, 14 ans. Le 4 novembre, Emmanuel Macron et son épouse Brigitte en avaient discuté avec des jeunes victimes qu'ils avaient invitées à l'Élysée.

Véronique Fèvre et Benoît Ruiz avec Clarisse Martin