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Bac 2019: le ministère de l'Éducation porte plainte après de possibles fuites de sujets de maths

Image d'illustration - Élève lors du baccalauréat 2019

Image d'illustration - Élève lors du baccalauréat 2019 - Frédérick Florin - AFP

Après enquête, le ministère de l'Éducation a déposé plainte vendredi après-midi, à la suite de "suspicions de fuites" des sujets de mathématiques du bac des filières ES et L.

Après les coquilles, des fuites? Le ministère de l’Éducation a été saisi d’une suspicion de fuite concernant des sujets de mathématiques des bacs ES (Économique et Social) et L (Littéraire), dans plusieurs lycées de l’ouest parisien vendredi. Après une enquête, le ministère a annoncé qu'il portait plainte dans l'après-midi, ce dans le cadre de "suspicions de fuites" de sujets.

"Il s'agit d'une zone géographique extrêmement limitée: trois à quatre établissements en Île-de-France dans lesquels quelques élèves, quelques candidats auraient reçu par des réseaux privés, et non pas par des réseaux sociaux, les sujets en amont des épreuves", a indiqué Jean-Marc Huart, directeur général de l'enseignement scolaire, précisant que c'était "sérieux".

"Nous ne prévoyons pas de faire repasser les épreuves"

Des photos des sujets auraient circulé dès jeudi soir, et avant l’épreuve à 7h, sur les réseaux sociaux (l'épreuve se déroulait de 8h à 11h vendredi matin), selon les informations de BFMTV. Des candidats au baccalauréat ont même confirmé avoir vu ces clichés.

"Compte tenu des éléments dont nous disposons et le caractère extrêmement limité [de cette fraude, ndlr], nous ne prévoyons pas de faire repasser les épreuves", a déclaré Jean-Marc Huart. Mais "nous serons extrêmement vigilants sur ces établissement identifiés pour voir toute anomalie et verrons avec les jurys comment traiter la situation".

Trois ans de prison et 9000 euros d'amende

En parallèle de l'enquête policière, qui essayera d'identifier le ou les coupable(s) à l'origine de la fuite, une enquête administrative sera aussi menée, pour comprendre les causes et moyens de cette fraude. "Il n'est pas tolérable qu'il puisse y avoir des fuites et qu'il puisse y avoir de la triche à l'examen", a déclaré le directeur général de l'enseignement scolaire.

Selon la loi du 23 décembre 1901 réprimant les fraudes dans les examens et concours publics, les fraudeurs sont passibles au maximum de trois ans de prison et 9000 euros d'amende s'ils communiquent "avant l'examen ou le concours, à quelqu'une des parties intéressées, le texte ou le sujet de l'épreuve".

Les complices de la tricherie encourent les même peines.

Véronique Fèvre avec Salomé Vincendon