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Le ministre de l'Éducation dénombre "6.02% des enseignants en grève" en ce premier jour du BAC

Jean-Michel Blanquer sur notre plateau ce lundi soir.

Jean-Michel Blanquer sur notre plateau ce lundi soir. - BFMTV

Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale invité sur notre antenne ce lundi soir, s'est félicité du déroulement relativement normal du premier jour des épreuves du baccalauréat 2019, malgré les "6.02% de grévistes" relevés parmi le corps enseignant.

Le ministre de l'Éducation nationale a assuré que "tous les candidats ont pu passer leur épreuve" du BAC, ce lundi, malgré la grève qui menaçait et qui a eu lieu dans certains établissements scolaires. Finalement, seuls "6.02% des enseignants ont fait grève" en ce premier jour des épreuves du BAC, a-t-il précisé.

Invité de Grand Angle sur notre antenne ce lundi soir, Jean-Michel Blanquer s'est félicité d'avoir réussi à organiser le baccalauréat "normalement", comme il l'avait promis. "C'est un devoir que nous avons vis-à-vis de nos élèves et de leurs familles et ce devoir a été accompli grâce à tous les personnels de l'Éducation nationale présents aujourd'hui", a ajouté le ministre de l'Éducation, en les remerciant.

"Je n'ai pas besoin de cette pression"

Le ministre a néanmoins "regretté" que certains professeurs soient allés jusqu'à faire grève le jour du baccalauréat, estimant que ce n'était absolument pas nécessaire". Jean-Michel Blanquer les a donc imploré de mettre fin à cette grève, assurant être "ouvert à la discussion" et prêt à "enclencher quelque chose" sur la question de la rémunération du personnel éducatif.

"Je n'ai absolument pas besoin de cette pression pour avancer", a-t-il encore affirmé, avant d'ajouter: "Je pense qu'il y a une forme de radicalité chez certains. À partir du moment où ils font 5%, ils se disent 'il faut recommencer demain'. Je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée".

Mais l'intersyndicale à l'origine de la grève (regroupant notamment le Snes-FSU et Sud-Education) proteste également contre la réforme du baccalauréat qui entrera en vigueur en 2021. Elle fustige particulièrement la réduction du nombre d'épreuves finales de l'examen au profit du contrôle continu.

Jeanne Bulant