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67.000 fonctionnaires socio-éducatifs reclassés en catégorie A

Un internat de la Fondation des apprentis d'Auteuil dans le Val-d'Oise (photo d'illustration)

Un internat de la Fondation des apprentis d'Auteuil dans le Val-d'Oise (photo d'illustration) - BFMTV

La catégorie A est la plus haute dans la fonction publique. L'application de cette mesure se traduira par une revalorisation salariale "progressive".

Quelque 67.000 fonctionnaires de la filière socio-éducative ont été reclassés, ce vendredi, en catégorie A, soit la plus haute dans la fonction publique, a annoncé le gouvernement. Censé compenser le gel des salaires dénoncé par les syndicats, cet engagement avait été pris en 2018.

Le secrétaire d'Etat chargé du dossier de la réforme de la fonction publique, Olivier Dussopt, a annoncé cette mesure qui "témoigne (...) de l'attention portée aux agents exerçant leur mission auprès des publics les plus fragiles".

Cette réforme, qui fait l'objet d'une levée de boucliers unanime de la part des représentants des fonctionnaires, doit par ailleurs être présentée en Conseil des ministres fin mars.

Gain annuel de 1000 euros brut 

Pour les agents passés de la catégorie B à A, cela se traduira concrètement par une revalorisation salariale "progressive" à travers une évolution des "grilles indiciaires jusqu'au 1er janvier 2021", "conduisant à un gain moyen annuel par agent d'environ 1000 euros brut à l'issue de la période".

Sont concernés les assistants de service social, éducateurs, éducateurs spécialisés, éducateurs de jeunes enfants et conseillers en économie sociale et familiale exerçant dans les services de l'Etat, des collectivités territoriales et dans les établissements sociaux et médico-sociaux.

Revalorisation salariale étendue

"Les 7.000 personnels d'encadrement de la filière socio-éducative, déjà classés en catégorie A, bénéficieront également d'une revalorisation de leur traitement dans les mêmes proportions", ajoute le secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique dans un communiqué.

En juin 2018, alors que les organisations syndicales réclamaient des mesures générales passant par la revalorisation de la valeur du point d'indice, gelé entre 2010 et 2016 puis de nouveau depuis 2018, le gouvernement avait promis de reprendre le protocole d'accord appliqué vendredi. Conclu sous François Hollande, il avait été suspendu par mesure d'économie par l'actuel gouvernement. Son financement doit coûter, selon Bercy, 11 milliards d'euros d'ici 2021. 

Clémentine Piriou avec AFP