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CARTE. Combien de Français infectés par le coronavirus? Les estimations de l'Institut Pasteur région par région

Un peu plus de 3,8 millions de Français auront été infectés par le coronavirus d'ici le 11 mai selon une étude de l'Institut Pasteur. Ces cas seraient répartis inégalement sur le territoire.

Seulement 5,7% des Français (3.865.000 personnes) auront été infectés par le coronavirus d'ici le 11 mai, date prévue pour le début du déconfinement, selon des estimations publiées ce mardi par l'Institut Pasteur.

Un chiffre largement supérieur au nombre de cas actuellement recensés en France. Selon les derniers chiffres officiels, 114.657 personnes ont officiellement été contaminées soit 0,15% de la population, mais seules les personnes présentant des symptômes importants sont actuellement testées.

Réalisée par l'Institut Pasteur en collaboration avec l'agence sanitaire Santé publique France et l'Inserm, l'étude se base sur des modélisations mathématiques et statistiques. D'une région à l'autre, la part de population infectée varie considérablement, comme le montre la carte ci-dessous. Cliquez sur les régions qui vous intéressent pour connaître les estimations de l'Institut Pasteur.

La Bretagne et la Nouvelle-Aquitaine relativement épargnées

En Île-de-France et dans le Grand-Est par exemple, les régions dont les hôpitaux ont été le plus en tension ces dernières semaines, plus de 10% de la population devrait avoir été infectée d'ici le 11 mai, soit plus de 2,1 millions d'habitants. C'est cinq fois plus qu'en Bretagne ou en Nouvelle-Aquitaine, régions relativement épargnées par l'épidémie jusque là. 

"L'intervalle d'incertitude est important, entre 3 et 10%" au niveau national, précise toutefois l'auteur principal de l'étude. Mais "que ce soit 6%, 10% ou même 20%, ça ne change pas vraiment la nature du problème, qui est que dans tous les cas, on sera très loin des 70% dont on aurait besoin pour pouvoir faire une sortie du confinement sans problème", souligne-t-il. 

L'étude le conclut: "Sans un vaccin, la seule immunité de groupe sera insuffisante pour éviter une seconde vague à la fin de l'épidémie". Et ce d'autant que des doutes persistent sur l'immunité conférée par une première infection.

Louis Tanca avec AFP